actuellement 17433 films recens√©s, 2916 textes recherche | » english  
films r√©alisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  r√©dacteurs»
  √©crans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  d√©p√™ches »
  nouvelles de
la f√©d√©ration»
  la f√©d√©ration»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Samir Ardjoum
publié le
03/04/2011
Ľ films, artistes, structures ou √©v√©nements li√©s √† cette critique
Ľ les commentaires li√©s √† cette critique

Samir Ardjoum


Lossogo, refuge ou poudrière de Samory Touré (Seydou COULIBALY)


L'eau va à la rivière (Ed Adamo KIANGEBENI)


On n'oublie pas, on pardonne (Annette KOUAMBA MATONDO)


FESPACO 2011

retour
 
FESPACO 2011 - Compétition documentaire
Reportages ?
Lossogo, refuge ou poudri√®re de Samory TOUR√Č (Seydou COULIBALY) / On n'oublie pas, on pardonne (Annette KOUAMBA MATONDO) / L'eau va √† la rivi√®re (Ed Adamo KIANGEBENI)

Le cinéma Neerwaya abritait le matin du dimanche 26 février 2011,
les trois premières projections de la compétition officielle du documentaire.

Trois films, trois nationalit√©s (Angola/RDC ; Congo Brazzaville ; C√īte d'ivoire), trois regards diff√©rents sur les travers de la soci√©t√© mais un mode de filmage commun : le reportage. Regrettable d√©cision !

"Let's go crazy" clamait Prince, le dandy de la soul/pop dans les ann√©es 80. Chanson qui r√©sonne inlassablement en voyant ces trois documentaires o√Ļ la folie des hommes est aussi cons√©quente que la pauvret√© qui s'√©parpille dans les images des trois r√©alisateurs. Mis√®re judiciaire dans On n'oublie pas, on pardonne, noirceur √©conomique dans L'eau va √† la rivi√®re et impossibilit√© de transmission dans l'√©trange Lossogo.

Lossogo, refuge ou poudrière de Samory Touré (Seydou COULIBALY)

Dans ce dernier, le jeune réalisateur ivoirien place la barre haute en convoquant une figure historique (le résistant Samory Touré) et en la confrontant à une situation qui risque de déclassifier les valeurs africaines tant glorifiées par l'auteur.

Il s'agit bien ici de localiser uniquement ces rites tout en évitant délibérément d'en saisir les évolutions ni d'analyser les raisons d'une éventuelle disparition.
Lossogo se prolonge donc dans un discours manich√©en o√Ļ l'id√©ologie pass√©iste aurait un arri√®re-go√Ľt moqueur.

L'eau va à la rivière (Ed Adamo KIANGEBENI)

Dans le documentaire de Kiangebeni, il est impossible d'esquiver un sourire tant le parcours du réalisateur est semé d'embuches émotionnelles qui le perturbent hautement.
N√© en Angola en 1975, r√©fugi√© au Congo en raison de la guerre civile et vivant finalement en Belgique depuis l'√Ęge de 16 ans, Ed Adamo Kiangebeni revient √† Kinshasa pour tenter de (re)trouver le chainon manquant de son histoire personnelle. Id√©e int√©ressante car reli√©e aux atermoiements du cin√©ma, mais tr√®s vite embourb√©e dans un filmage d√©monstratif o√Ļ chaque larme de cette immigration serait un contrepoint maladroit √† cette qu√™te initiatique.

√Čchec assum√© √† la fin du film : "Je quitte le Congo et retourne dans mon pays, la Belgique. Je quitte mon ami et ne peux lui dire A la prochaine car ce serait lui mentir".
Conclusion implacable !

On n'oublie pas, on pardonne (Annette KOUAMBA MATONDO)

Des trois films propos√©s, celui de la Congolaise Kouamba Matondo est le plus pertinent. Convoquant La Folie de Janus, pi√®ce de th√©√Ętre r√©dig√©e par l'auteure Sylvie DICLOS POMOS, sur le massacre du Beach au Congo imput√© √† l'arm√©e r√©guli√®re sur la population en 1998, la r√©alisatrice va s'emparer du sujet, l'a√©rer au possible, reprendre de sublimes dialogues de la pi√®ce de th√©√Ętre et l'illustrer de plans de carcasses de b√Ętiments sentant la mort.

La première partie atteint le sublime tant les mots épousent le squelette d'une honte calculée tout en conservant l'aspect cinématographique. Le hors-champ devient alors un vecteur de mise en scène. Dommage que dans les dernières minutes, Kouamba Matondo se sente obligée d'orienter son film vers une série de remerciements et de témoignages en forme d'hommage autour de l'écrivaine.
Regrettable car à cet instant précis, le cinéma est dominé par le cadenas artificiel du reportage !

Une réalisatrice à suivre.

Samir Ardjoum
Algérie et France

Paru le Lundi 28 f√©vrier 2011, Bulletin Africin√© n¬į12 - Ouagadougou (Burkina Faso), FESPACO 2011 - n¬į1, p. 6.

haut de page


   liens films

Eau va à la rivière (L') 2010
Ed Adamo KIANGEBENI

Lossogo, refuge ou poudrière de Samory Touré 2010
Seydou Coulibaly

On n'oublie pas, on pardonne 2010
Annette Kouamba Matondo


   liens artistes

Coulibaly Seydou


Diclos Pomos Syvlie


KIANGEBENI Ed Adamo


Kouamba Matondo Annette


   ťvŤnements

26/02/2011 > 05/03/2011
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2011 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
22e édition

   liens structures

Africalia
Belgique | Bruxelles

Africultures
France | Les Pilles

Africultures Burkina Faso
Burkina Faso | Ouagadougou 09

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

Inzo ya Bizizi
République du Congo | Pointe Noire

Ministère des Affaires étrangères (France)
France | Paris

Play Film
France | PARIS

Vanuit het Zuiden (Depuis le Sud)
Pays-Bas | AMSTERDAM

   liens festivals


festival | Burkina Faso | Ouagadougou

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>