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rédacteur
Saïdou Alceny Barry
publié le
04/04/2011
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Alcény S. BARRY


Alcény Saïdou BARRY (Burkina Faso, chemise à carreau), Fatoumata SAGNANE (Guinée, robe unie), Stéphanie DOGMO (Cameroun, jupe noire), Yacouba SANGARE (Côte d'Ivoire, polo noir).


FESPACO 2011

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Un laboratoire sur la critique des séries TV africaines
Pourquoi la critique des séries télé ?
FESPACO 2011
Le but de ce travail initié par Africalia et la Facc est, à terme, l'émergence de productions télévisuelles de qualité pouvant s'exporter.

Durant ce Fespaco 2011, Africalia et la Fédération africaine de la critique cinématographique (Facc) ont mis en place un laboratoire sur la critique des séries télé. Quatre journalistes venant de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Cameroun et du Burkina Faso travaillent sous la supervision d'une journaliste belge, Karin Tshidimba, à comprendre l'environnement de la série télé et à élaborer le contenu d'une formation.

Depuis quelques années, l'offre en séries et feuilletons télé s'est étoffée avec des séries télé faites par des Africains. Ces images disputent l'hégémonie des télénovelas et des séries européennes et américaines dans les foyers et rendent le paysage télévisuel moins monocolore. A ce Fespaco 2011, treize séries sont en compétition et de nombreuses autres sont présentes au Marché international du cinéma et de l'audiovisuel (Mica) et en projection off.
Les téléspectateurs africains sont friands de séries africaines. Il y a un réel désir d'images d'Afrique. Mais la dimension artistique ne semble pas être la première préoccupation des réalisateurs. En effet, trop de séries présentent des défauts techniques : un montage approximatif, des images sans qualité, une direction d'acteurs hasardeuse, des scénarios mal ficelés, des histoires improbables avec des intrigues au noeud lâche. Comme si l'adhésion du public pour ces séries exonérait le créateur africain de toute exigence artistique. Et pourtant...

Contrairement à l'idée répandue qui considère la série télé comme un genre mineur, les oeuvres télévisuelles peuvent donner un nouveau souffle à nos créateurs. De plus en plus, c'est la télévision qui, ailleurs, permet au cinéma d'exister.
Par ailleurs, dans le contexte de morosité actuel du cinéma africain, le coût modeste de production de la série télévisuelle permet au créateur d'images de faire ses gammes et de ne pas se figer comme une statue de sel dans l'attente d'un improbable financement d'un long métrage.

C'est pourquoi il est nécessaire que la critique s'intéresse à ce genre pour aider à l'avènement de séries de qualité. Sans être une critique arrogante ni terroriste, elle doit signaler les faiblesses des oeuvres. Sympathique, elle doit encourager le bel ouvrage, la belle oeuvre et les audaces créatrices. Par-là, elle participe à l'avènement de séries de qualité.
Elle doit aussi jouer un rôle d'interface entre les séries et le public. Eduquer le goût du public, le guider vers les productions de qualité, donner de la visibilité aux hommes et femmes qui font des séries intéressantes. Et dénoncer les impostures artistiques qui pensent appâter le public avec des séries racoleuses qui utilisent abusivement la violence et le sexe.

Aussi, durant la semaine du Fespaco, le groupe de journalistes du laboratoire va visionner le maximum de séries, rencontrer des réalisateurs, des scénaristes et des comédiens pour mieux cerner le phénomène dans le contexte africain, détecter ses forces et ses faiblesses, constituer des ressources en vue d'élaborer un module de formation de journalistes critiques qui accompagneront l'émergence de séries de qualité, irréprochables dans leur forme, véhiculant notre patrimoine culturel et diffusant nos belles histoires au-delà de nos frontières.
Ici, au Fespaco 2011, s'élabore une critique africaine sur les séries télé, assez proche des créateurs et de leur contexte de création pour ne pas tomber dans la solitude du discours critique ; assez lucide cependant pour se forger un discours indépendant.

BARRY Alcény Saïdou
Burkina Faso

Article paru le Mardi 1er mars 2011, Bulletin Africiné n°13 - Ouagadougou (Burkina Faso), FESPACO 2011 - n°2, pp. 1 et 6.

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26/02/2011 > 05/03/2011
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2011 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
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