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rédacteur
Sid-Lamine Salouka
publié le
08/03/2013
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Bakary Diallo, réalisateur


Dankumba


Dankumba


Dankumba












Depuis le Sud


Tunisie


Fespaco



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Dankumba, de Bakary Diallo
Retour vers le mythe du pays natal ?
Fespaco 2013

Le "dankun" désigne en langue bambara le "bosquet d'initiation des chasseurs traditionnels". En intitulant son premier court métrage Dankumba (Le Grand dankun), le Malien Bakary Diallo pose d'emblée la question du sacré que l'on rencontre dans maints films africains, notamment dans sa dimension fantastique.
Pourquoi en 2012, un jeune réalisateur choisit-il de traiter d'un thème si rabâché et apparemment hors du temps?

Dankumba from Africiné www.africine.org on Vimeo.



En termes d'initiation, ce que le film offre au cinéphile est d'abord la description d'une tranche de vie d'un village de la région de Kayes dont Diallo est originaire. Dankumba intéresse ainsi par la beauté de ses images dont le traitement esthétisant produit l'effet paisible de "carte postale" d'un village africain. Le personnage principal du film est un prêtre de la religion traditionnelle que l'on suit du lever du jour à son coucher.

Très vite, on se rend compte que le sacré dicte tous les actes de la vie, du pied qu'on doit poser sur le sol au sortir du lit, aux rituels qui président à la toilette, au petit déjeuner ou au départ en voyage. Il s'agit de rituels qui se transmettent de génération en génération et auxquels Bakary Diallo consacre la totalité du film.
On peut alors se demander si ce Malien de la diaspora ne verse pas dans l'exotisme de bon aloi, fasciné par une culture qu'il mythifie en quelque sorte. Ce retour aux sources d'une Afrique hors du temps étant fréquent chez les exilés nostalgiques de leur terroir depuis la négritude…

Pourtant, les motivations de Bakary Diallo peuvent s'interpréter comme une réponse aux défis de la vie moderne : pourquoi les Africains n'utiliseraient-ils pas leurs savoirs (tous leurs savoirs) pour résoudre leurs problèmes existentiels et pour aller à la conquête du monde comme le fait un migrant dans le film ?
L'exemple du chauffeur de taxi-brousse qui badigeonne son pneu avec une potion magique avant de rouler sur une louche posée sur sa route est en ce sens la traduction "moderne" d'un pacte qui lie "les êtres et les choses", selon l'expression de Birago Diop.

Enfin, on peut se demander si la commission de ce film n'est pas en réalité un appel à considérer l'animisme, dont on connaît la force d'intégration qui produit des syncrétismes, comme une solution au moment où le Mali subit les assauts d'un certain absolutisme musulman.
La dernière scène du film est en ce sens symbolique : le prêtre traditionnel remet à l'endroit une sandale retournée, comme pour réinstaurer l'ordre dans un monde troublé et pour montrer le droit chemin.

Sid-Lamine SALOUKA

Article écrit dans le cadre de l'atelier du Bulletin Africiné - Ouagadougou (Burkina Faso), FESPACO 2013. Publié dans Africiné n°18 (Ouaga), p. 7, Mardi 26 février 2013.
Ce bulletin est publié par la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC, Dakar) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, Africultures, Ambassade de France au Sénégal et en Algérie, le Goethe Institut d'Afrique du Sud et du Nigeria, le ministère de la Culture de Tunisie, l'Institut Gabonais de l'Image et du Son (IGIS), l'association Vanuit het Zuiden (Depuis le Sud) et le Fespaco. Il est rédigé par des journalistes membres de la FACC présents au Fespaco 2013, venant de 15 pays d'Afrique.

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Dankumba 2011
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23/02/2013 > 02/03/2013
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2013 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
23e édition. Thème : "Cinéma africain et politiques publiques en Afrique".

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