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rédacteur
Azzedine Mabrouki
publié le
01/06/2015
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Azzedine Mabrouki (Africiné)


HOU Hsiao-Hsien, réalisateur chinois


Nie Yinniang (Assassin)


Assassin)


Assassin)


Assassin


Assassin


Assassin

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La légende de l'oiseau bleu en Chine
68° Festival de Cannes

Un soir pareil à tous les soirs à Cannes. Des yachts illuminés au large. Un spectaculaire happening au pied des marches du palais. Cinéastes, producteurs, acteurs connus, inconnus, méconnus, se pavanent en smoking aux bras de stars : corps superbes dans des robes de préférence ultra légères... En tout cas qui valent le coup d'oeil ! Et à quelques mètres de là, cette même nuit, se déroule sur l'écran du Debussy le film qui aurait pu décrocher la Palme d'Or. Il s'agit de Nie Yinniang (Assassin) de HOU Hsiao-Hsien, réalisateur formé à Taïwan. C'est une histoire doucement cruelle, filmée en Mongolie intérieure, au nord-est de la Chine continentale et dans la province de Hubei. Paysages de bouleaux et de lacs d'une réelle splendeur. Une nature somptueuse toujours intacte et épargnée. Dans ces lieux écrasants de beauté, comme d'ailleurs tous les costumes, bijoux, palais dans le film, se déroule un épisode d'histoire situé dans la Chine de la dynastie Tang qui a duré de 618 à 908. Une dynastie qui a connu l'apogée de splendeur et de raffinement.
Au début du IX° siècle, l'empereur Tang a délégué aux gouverneurs de province des pouvoirs étendus, dans la province frontalière de Weibo notamment, là où se déroule l'histoire du film. L'actrice Shu Qi joue le rôle de l'héroïne, Nie Yinniang. Elle revient dans sa famille après des années d'exil. Elle a été initiée aux arts martiaux dont elle est devenue très experte. Elle fait désormais partie de l'ordre des assassins, au service de l'empereur. Sa mission, c'est d'éliminer Tian Jian, gouverneur dissident de la province de Weibo. C'est son cousin ; c'est aussi l'homme qu'elle a aimé et que sa mère lui avait destiné depuis son enfance. Mission difficile. Doit-elle obéir à son devoir ou à ses sentiments amoureux ?

Mise en scène avec une frénésie inouïe dans l'action, les décors, les costumes, la musique, cette superbe fresque chinoise a nettement marqué sa place au plus haut niveau du palmarès. Il était permis de supposer que le jury ne reste pas indifférent. Parmi les divertissements de la cour de l'empereur Tang, il y avait l'inoubliable évocation de la légende chinoise de l'oiseau bleu et du miroir. On retrouve même aujourd'hui dans toute la littérature chinoise cette légende au point que le mot "oiseau bleu" et le mot "miroir" sont devenus synonymes.

Une princesse ayant capturé un oiseau bleu magnifique l'a mis dans une cage. Elle s'aperçoit que son oiseau ne chante pas ; les oiseaux ne chantent que s'ils sont en compagnie. Elle a eu l'idée de mettre un miroir dans la cage. Le subterfuge réussit. L'oiseau voit son reflet comme son double et se met à chanter. Il chante alors pendant quatre jours et quatre nuits pour exprimer sa tristesse, sa solitude, ses rêves de liberté. Et il meurt.

Azzedine Mabrouki
(correspondance particulière)

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   vnements

13/05/2015 > 24/05/2015
festival |France |
Festival de Cannes 2015
68e édition.

   liens structures

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France | Paris

El Watan
Algérie | ALGER

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