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rédacteur
Bassirou Niang
publié le
24/10/2019
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Lamia Guiga, Déléguée Générale des JCC


Bassirou Niang est rédacteur à Africiné Magazine


Néjib Ayed, regretté Directeur Général des JCC




Le film d'ouverture 2019

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JCC 2019 - Une Session Néjib Ayed au cachet bien particulier
Entretien avec Lamia Belkaied Guiga, Déléguée Générale Artistique des JCC
Un Jcc bien particulier : dans le sillon d'un bienfaiteur posthume parti sur la pointe des pieds. Dénommées "Session Nejib Ayed", les Jcc 2019 porteront la d'un homme qui a su faire de l'efficience dans l'organisation une marque de fabrique de son équipe orpheline. En plus des focus, hommages et autres, la sélection officielle fournira sans doute des raisons pertinentes de se souvenir de ce que Nejib Ayed a représenté pour le cinéma de son pays, du monde arabe et de celui des autres. Mme Lamia Belkaied Guiga, Déléguée Générale Artistique des JCC, revient, dans cet entretien, sur l'essentiel de cette rencontre cinématographique au cachet bien particulier.


D'abord, Mme Lamia Guiga, quel sentiment vous a pénétré à l'annonce de la mort de Néjib Ayed ?

Un choc pour toute l'équipe ; nous avons perdu l'artiste, mais surtout un grand Homme..

Pourquoi cette année "Session Jcc Nejib Ayed" ?

Tout simplement parce que les grandes lignes de cette édition ont été tracées par lui. La veille de sa mort, Néjib Ayed avait tenu une réunion avec toute l'équipe concernant la soirée d'ouverture et il avait validé au moins 80 % de tout le programme, y compris la sélection, les Focus, les événements parallèles...
Nejib Ayed a mis en place une équipe qui travaille avec lui depuis la session 2017, avec des départements et des chefs de département ou chacun connait ses tâches, ses limites.. Juste après sa mort, cette équipe, composée majoritairement de jeunes (souci de la transmission) s'est engagée à finir les préparatifs de l'édition 2019 comme s'il est encore vivant.
Nous sommes en train de terminer la 3ème édition sous sa direction. Il est donc logique que cette édition porte son Nom.

Justement, quelles ont été les grandes lignes tracées par le défunt Directeur pour l'édition de cette année ?

Défendre encore et toujours le cinéma arabe et africain. L'Afrique reste au coeur de la programmation, avec une ouverture sur les jeunes, sur le cinéma de l'immigration et de la diaspora. Les 4 focus initiés par lui en 2017 sont encore au programme.






L'on suppose qu'il a mis sur pied une équipe compétente et dynamique. Et justement, parlez-nous des qualifications de ces femmes et hommes qui la composent.

Nejib Ayed est comme un père, un frère, un ami pour toute l'équipe. Il était à l'écoute de tout le monde.. La sélection de chaque membre s'est faite selon les critères de la qualification, de la cinéphilie, de l'amour aux JCC. Il y a un sentiment d'appartenance à cette institution qu'il a réussi à transmettre à tout le monde.








Cela nous amène naturellement à aborder la question de la sélection. Pourriez-vous nous citer les grands noms et grandes affiches qui donneront de la lumière aux salles de cinéma ?

Une grande partie des films de la sélection officielle de cette édition sont la représentation d'un cinéma jeune et nouveau, qui se manifeste dans le paysage du cinéma continental et international.
Les cinéastes confirmés seront présents avec des œuvres originales et novatrices. La féminité cinématographique, si délicate, s'impose encore une fois d'elle-même : cette année, nous continuerons à voir une expression artistique de femmes venues d'horizons divers et abordant tous les sujets sans complexes, avec nombre d'arguments techniques, et un imaginaire novateur.

Le documentaire consolide sa présence concurrentielle dans toutes les sections comme partie prenante de la création cinématographique.
Les JCC ont été séduits par l'émergence d'un cinéma venu du Soudan, de l'Algérie, du Burkina-Faso, de l'Arabie Saoudite, du Sénégal, de la Tunisie... Leurs oeuvres traduisent les rêves, les joies et les douleurs de la région.

Cette édition sera marquée également par une ouverture sur les cinéastes de l'immigration et de la diaspora. 170 films issus de 38 pays sont programmés dans les différentes sections. Principalement indépendants, ces films reflètent l'audace des temps modernes, avec leurs réalités et ce qu'elles véhiculent comme forces, cruautés, beautés ou complexités.

Il y aura une sélection Diaspora aux Jcc. Quelle est la pertinence d'un tel choix programmatique ? Et qu'en sera-t-il exactement ?

Comme vous le savez, la compétition est uniquement ouverte aux films des réalisateurs de nationalité arabe ou africaine. Alors aujourd'hui, et depuis quelques années, nous nous posons plusieurs questions sur les films qui ne sont pas éligibles à cause de la nationalité des réalisateurs.

Les JCC lancent une nouvelle section "Diaspora ?" qui se tient en parallèle entre sa programmation artistique et professionnelle, avec deux panels au sein de Carthage Talks. Pour célébrer l'esprit fondateur des JCC, cette section a été pensée pour valoriser les racines africaines et arabes de ces films, notamment à travers les trajectoires personnelles des cinéastes et des sujets qu'ils traitent : récits d'exil, de migration, d'aliénation, de nostalgie, de (non-)appartenance, de (dé)connexion, d'éloignement, d'introspection, ainsi que de quête de mémoire individuelle et collective, de l'âme, de l'identité, et des racines.

Quels seront les pays invités d'honneur ?

Ce seront le Liban, le Japon, le Nigéria et le Chili. Chacun d'eux viendra avec une dizaine de films qui tenteront de refléter au mieux leurs cinémas respectifs.

L'Égypte aura cette année une présence cinématographique remarquée. Parlez-nous en un peu plus.

Cette présence ne sera peut être pas comme celle des autres années, mais c'est un pays qui a toujours une place aux JCC.

Y aura-t-il comme l'édition précédente des projections dans les prisons ?

Evidemment que oui car c'est une des particularités des JCC. Ca devient une tradition ; ce programme est très attendu par les directeurs des prisons et par tous nos invités qui souhaitent projeter et accompagner leurs films durant toute la période du festival.

Entretien réalisé par
Bassirou NIANG

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