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rédacteur
Yvette Mbogo
publié le
24/08/2006
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Bilan pauvre
Ousmane William Mbaye, réalisateur sénégalais

Des premières images à celles d'aujourd'hui, quel bilan faites-vous en tant que réalisateur du cinéma en Afrique?

En 2006, je pense que le cinéma africain a reculé. D'abord parce que le réseau des salles de cinéma n'existe plus. Entre les années 70 et 80, même si c'était un film africain par an, on pouvait faire plusieurs pays et le montrer à des gens. Ce qui est impossible aujourd'hui.
En matière de production, comparativement aux années 70-80, les États africains finançaient en partie la production des films. Aujourd'hui, les États se sont désengagés de la production. Tous les cinéastes du continent sont obligés d'aller en Europe pour chercher la totalité de leur budget.
En France par exemple, il n'y a que trois guichets, en l'occurrence le ministère des affaires étrangères français, l'AIF [Agence Internationale de la Francophonie] et la communauté européenne pour le cinéma africain.
Il y a aujourd'hui de plus en plus des projets parce que le nombre de cinéastes a augmenté. On est au moins cinq générations de cinéastes et par conséquence, il y a moins d'argent pour faire un film africain.
Pour moi, avec un tel bilan en 2006, notre cinéma a régressé. C'est pourquoi nous aujourd'hui demandons une synergie entre les trois guichets en un seul, afin d'augmenter l'enveloppe financière de la production des films. Parallèlement, nous demandons à nos États de mettre en place une législation et un mécanisme financier pour encourager l'industrie du cinéma en Afrique.

Ne pensez-vous pas que le manque des écoles de formation soit aussi l'une des faiblesses de cette cinématographie?

La formation est primordiale. Autant il faut se battre pour la production et la diffusion, autant il faut se battre pour la formation des cinéastes. Il faut également implanter les ciné-clubs, parce qu'il y a des cinéastes qui n'ont pas vu les premiers films qui, je crois, sont didactiques. Donc il manque la culture du cinéma. En matière de formation, nous devons former des techniciens africains. Il n'y a pas de techniciens qualifiés dans certains secteurs spécifiquement techniques. D'où l'importance de former les techniciens et implanter ces écoles en Afrique.

Entretien réalisé par Yvette MBOGO

Article écrit dans le cadre de l'Atelier de Critiques de Yaoundé - 10ème FENCAF (Festival Écrans Noirs).

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