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rédacteur
Francis Mbagna
publié le
23/10/2006
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La revanche de la cinématographie africaine

La culture et la civilisation des peuples de tous les continents s'expriment au travers des différents arts. Les peuples africains n'échappent pas à cette réalité. La peinture des peuples africains, dont on dit que le célèbre Pablo Picasso s'inspira, ou la sculpture dont les spécimens peuplent les musées du monde entier, continuent à émerveiller par l'originalité des traits et la combinaison des couleurs. La danse, la musique, autres expressions culturelles érigées en trait de caractère de l'Africain, forcent l'admiration et s'imposent comme régal visuel.

Et ce n'est pas un hasard si le septième art, autre définition du cinéma, qui associe à ces arts devanciers ses propres techniques et ses spécificités, sert de vitrine et de vecteur de diffusion des cultures. L'american way of life a pour meilleur diffuseur Hollywood et ses super productions. Indiscutablement, l'Europe se bat bec et ongles afin que son cinéma ne se laisse industrialiser, façon Hollywood, d'où la fameuse exception culturelle. Quid de l'Afrique ? Pourtant si riche, de son potentiel en arts primitifs, et si pauvre de son cinéma. Avec pour freins l'absence de véritables politiques culturelles pour la doper, entre autres, et le financement largement dépendant de l'aumône des pays riches. Le scandale des mécanismes d'octroi du financement faisant la part belle aux œuvres originales, mais avec l'inconvénient de ne pas permettre la structuration du milieu. L'art de s'attaquer au politiquement correct pour faire évoluer les choses, ainsi que Joseph Gaye Ramaka, cinéaste sénégalais de grand talent, définit le cinéma, n'est pas étranger au frein que constitue l'absence d'engagement de la majorité des pays africains à donner de leur pays une image dans la circulation des images à travers le monde. Le déficit des images de l'Afrique saurait-il être de la responsabilité des non-Africains ? Peut-on valablement rejeter la responsabilité de nos impérities si nous refusons de nous prendre en main en élaborant nous-même ce qui est, pour nous, important. L'art, reflet de notre être profond et révélateur de notre quête vers le changement ou l'évolution, au sens où l'homo sapiens, des mots même de Descartes, entend maîtriser et dominer la nature, doit cesser d'appartenir à la catégorie des activités sans impact économique réel.

Francis Mbagna

BULLETIN Africiné n°2
FENCAF - Yaoundé 2005

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