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rédacteur
Michel Amarger
publié le
08/01/2007
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Lionel N'Gakane (Afrique du Sud) : le défenseur des droits de l'homme
Afriques 50 : Singularités d'un cinéma pluriel. (L'Harmattan, 2005)

Les militants des droits de l'homme ont perdu un des leurs.

Les images émouvantes et les écrits engagés de Lionel N'Gakane, leur manquent depuis sa disparition, en décembre 2003. La lutte contre la discrimination et l'apartheid s'est vite imposée pour ce Sud-africain combatif, né à Johannesburg, en 1928. Il s'insurge contre le régime en devenant journaliste, écrivain, acteur et réalisateur à partir de 1965. Son regard critique est relayé par un tempérament affable, toujours prêt à transmettre.

Dès Vukani Awake (Bantous debout), son premier court-métrage documentaire, en 1965, Lionel N'Gakane dénonce l'apartheid et exalte ses frères noirs à la résistance contre l'oppression blanche. En se présentant comme un touriste, il filme les townships pour livrer un témoignage sans concession des réalités sud-africaines. Son engagement militant le conduit à l'exil, en Grande Bretagne où il séjourne pendant une grande partie de sa vie.

Il tourne à Londres, une petite fiction saisissante, Jemina and Johnny, 1966, qui le désigne comme un auteur sensible et averti. Un garçon blanc introduit dans son quartier plutôt raciste, une fillette noire de Notthing Gate. Leur amitié surprend l'entourage et combat les préjugés raciaux à la base. L'histoire, à valeur de symbole, s'inscrit par son traitement, dans la grande histoire des cinémas africains.

L'urgence des luttes ramène Lionel N'Gakane sur le terrain du documentaire. Tout en signant des articles pour des revues, il engage à la résistance avec Struggle of a free Zimbabwe, 1972, Once upon the time, 1975, Nelson Mandela : the struggle is my life, 1985, un portrait du leader sud-africain avant son accession au pouvoir.

L'abolition de l'apartheid ouvre de nouvelles portes en Afrique du Sud et Lionel N'Gakane emprunte, avec espoir, les chemins du retour. Il s'installe dans son pays natal où il passe les dernières années de sa vie à accompagner les tentatives de démocratisation. L'essor de la vidéo le rend confiant, prêt à défendre de nouvelles voies d'expression en Afrique du Sud, pour atteindre un idéal de justice trop longtemps battu en brèche.

Écarté de la société sud-africaine pendant une longue période, Lionel N'Gakane a attisé les liens avec son pays originel en encourageant toutes les prises de position contre un régime oppressif. Audacieux et entêté, le réalisateur a multiplié les échanges dans de nombreux pays d'Afrique, en assurant la promotion d'un cinéma militant au-delà des écrans.

par Michel Amarger
octobre 2004

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