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rédacteur
Fatoumata Sagnane
publié le
12/03/2007
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Une position absolue
entretien avec Cheick Fantamady Camara
Bulletin Africiné n° 03 (FESPACO 2007), du Lundi 26 février 2007.

Africiné : Pourquoi débutez-vous votre film par la nudité des acteurs ? Est ce une volonté de choquer ou d'introduire quelque chose ?

Cheick Fantamady Camara : Ce film repose sur un couple, deux âmes jeunes, qui portent le film du début à la fin. Ces deux jeunes symbolisent la jeunesse qui cherche son autonomie, l'avenir d'une société en quête de liberté. Il fallait les mettre dès le départ dans cette position.

Il va pleuvoir sur Conakry.



Africiné : Votre choix des couleurs a-t-il une signification particulière ?

Cheick Fantamady Camara : Le film est une saga sociale qui va du plus petit au plus grand et jusqu'au drame. Les couleurs s'accordent aux jeunes, aux vieux, aux femmes, aux politiques, en un mot à la vie sociale.

Africiné : Cherchez-vous à opposer la tradition à la modernité ou bien introduire un type de discours nouveau sur la relation des enfants à leurs parents ?

Cheick Fantamady Camara : Je suis un artiste : mon œuvre est définie par ceux qui la reçoivent. Mon objectif était de mettre en scène un conflit de générations, de deux mentalités qui cohabitent mais ne sont plus pareilles. Et quand deux forces se frottent, ça donne toujours un choc.

Africiné : Bibi est un personnage complexe qui finalement se résout à ne pas tuer son père. Vous vouliez préserver la filiation malgré le crime commis ?

Cheick Fantamady Camara : Bibi ne veut pas tomber dans le cercle de la violence. Ceux qui sont rattachés aux traditions ne savent même pas comment elles ont été créées. Ils y restent attachés en polluant la vie actuelle des gens. À mon avis, les traditions sont créées pour pouvoir évoluer avec le temps. Je sais bien qu'on ne peut refuser tout ce qu'on a acquis depuis la naissance de l'humanité. Mais si ces choses ne s'adaptent pas, on débouchera sur un conflit terrible. Il y a tant d'interdits dans nos traditions qu'elles ne peuvent être encore applicables de nos jours. C'est ce que représente l'opposition entre Bibi et son père. L'imam est perdu et paniqué entre les deux croyances : animisme et islam. Bibi, lui, a un repère spirituel car il croit à l'animisme et l'islam n'est pas son affaire.
L'Afrique est envahie par des religions importées. On a tellement bafoué notre identité qu'on plane. C'est vrai qu'on ne va pas casser les mosquées ni les églises mais ces religions nous ont tellement torpillés et malmenés qu'on pourrait les mélanger et en faire une grosse patte avec le temps !

Africiné : Vous êtes très critique face aux religions.

Cheick Fantamady Camara : Ne ramenons pas le film qu'à ça. Car il y a d'autres aspects aussi importants comme la manipulation politique.

Africiné :Vous ne pratiquez aucune religion ?

Cheick Fantamady Camara : Non. Je place ma spiritualité dans l'animisme de mes ancêtres et je crois en eux. Les gens souffrent à cause des croyances et des manipulations politiques. S'il est vrai que la prière peut faire pleuvoir, pourquoi le désert de Téhiré et Kalahari existent-ils ?

Africiné : Qu'est-ce que votre film veut dire à la jeune génération ?

Cheick Fantamady Camara : D'évoluer, de ne pas prendre les armes, de ne pas aller en guerre contre les parents, mais leur faire comprendre qu'il est temps de changer les choses en mettant un peu de piment. Par exemple, à son âge, il n'est pas facile de changer Karamoko, mais il faut faire preuve de patience. L'important est de savoir vers quoi évoluer.

Africiné : Pourquoi finir le film en happy end ?

Cheick Fantamady Camara : Parce qu'il faut que la vie continue. Le couple Kesso et Bibi a su dépasser sa souffrance et son amertume.

Africiné : Vos courts métrages étaient davantage métaphoriques. Pourquoi accentuer à ce point votre premier long sur le dialogue ?

Cheick Fantamady Camara : Je n'ai pas de style particulier. Je suis un artiste qui passe son temps à penser. Quand une histoire m'accroche, je l'écris. Je ne m'inscris pas dans un canevas d'écriture.

propos recueillis par
Fatoumata Sagnane (Guinée)

Il va pleuvoir sur Conakry, de Cheick Fantamady Camara, Guinée, 150'. Images : Robert Millié. Musique : Ismaël Sy Savané. Avec Bakary Keïta, Alex Oguou, Tella Pkomahou.

Article paru dans le Bulletin Africiné n° 03 (FESPACO 2007), du Lundi 26 février 2007, pages 1-2.

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