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rédacteur
Moussa Bolly, Albert ChaĂŻbou
publié le
15/03/2007
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Le devoir de mémoire
Sur les traces du Bembeya Jazz, d'Abdoulaye Diallo (Burkina Faso)
Bulletin Africiné n°04 (FESPACO 2007), du Mardi 27 février 2007

Dans la fièvre des premières heures de la révolution guinéenne des années 50 naissait un groupe musical : le Bembeya Jazz. Créé par la volonté d'Ahmed Sékou Touré, père de l'indépendance de la Guinée, pour servir d'instrument de sa propagande politique, ce groupe étendra sa renommée au-delà des frontières nationales. Il devint une légende africaine. Ses chansons célèbres comme "Dani-Dani", "Mami Watta" ou "Whisky Soda" restent toujours vivaces dans nos mémoires.
Près d'un quart de siècle après, un jeune réalisateur burkinabé part sur les traces de ce groupe mythique. Un travail de recherche documentaire mené sur le terrain, ponctué de témoignages de personnalités politiques comme Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali, des membres encore en vie du groupe comme Sékou Diabaté, Ahmadou Diawiné, Salifou Kaba, Grand Para Diabaté, Sékou Legrow Camara, Achken Kaba etc. Il y a aussi ceux d'Hadja Andrée Touré (la veuve de Sékou Touré) et de fans qui restituent l'histoire du Bembeya Jazz. Une histoire d'amour entre des hommes et leurs instruments de musique. Le guitariste du groupe, Sékou Diabaté, présent hier lundi 26 février à la projection au Ciné Burkina, raconte dans le film que sa guitare est sa première épouse.
Le mérite d'Abdoulaye Diallo est de ressusciter ce lien intime, même avec les jeunes générations. Il le montre bien par un jeu de couleurs où le noir et blanc alterne avec la couleur pour jeter les ponts entre deux époques, mais aussi pour porter l'espoir de la renaissance du Bembeya Jazz qui, après avoir connu une traversée du désert avec la disparition tragique d'un de ses membres, Demba Camara, et celle de son plus grand soutien Ahmed Sékou Touré, retrouve la scène en 2002.
C'est dire que le réalisateur a ratissé largement pour relever le défi d'immortaliser un géant de la musique africaine dans son contexte culturel, historique et politique. Comme les héros de la résistance à la pénétration coloniale en Afrique, célébrés dans "Un regard sur le passé", un des titres fétiches du groupe, le Bembeya Jazz n'est pas mort. La rivière dont l'orchestre porte le nom continuera à couler et nourrir les populations africaines de sa précieuse eau. C'est un regard véritablement neuf que ce film documentaire apporte : celui d'un passionné de jazz.

Moussa Bolly (Mali) et Albert ChaĂŻbou (Niger)

Article paru dans le Bulletin Africiné n°04 (FESPACO 2007), du Mardi 27 février 2007, page 8.

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