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rédacteur
Albert Chaïbou
publié le
16/03/2007
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L'imaginaire d'un destin commun
Daratt (Saison sèche), de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad)
Bulletin Africiné n°06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007

Daratt,, le dernier long métrage du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun porte l'histoire de son pays déchiré par plusieurs années de guerre où l'injustice et l'impunité ont nourri des rancoeurs et le désir de vengeance.

Comment peut on continuer à vivre ensemble dans un environnement marqué de violence et de haine ? C'est la question que pose ce film qui s'ouvre sur la retransmission à la radio des travaux de la commission "Vérité et Justice" qui accorde l'amnistie à tous les auteurs d'exactions et de crimes. Une utopie utilisée par Haroun pour montrer les différents visages d'une justice dévoyée et mettre en exergue l'impunité.

Atim, un adolescent (personnage principal du film) est envoyé par son grand père pour tuer Nassara, un boulanger, meurtrier de son père. Mais il ne parviendra pas à appliquer cette loi du talion. Comme le Hamlet de Shakespeare, il remet toujours sa vengeance à plus tard. Paradoxalement, il sera même embauché comme apprenti boulanger par Nassara. Et c'est dans cet espace clos de la boulangerie que les deux personnages se rencontrent. Métaphore d'un pays où les bourreaux et leurs victimes se côtoient quotidiennement.

Dans leurs relations ambiguës, chacun se construit une réalité. Atim refuse de remplir le contrat de sa propre vengeance en transcendant le désir de violence.
Nassara, l'homme qui a "fait beaucoup de mal dans sa vie" se réfugie lui dans la religion et se remet à la justice divine.

Cette catharsis est l'imaginaire d'un destin commun où la substitution et l'absence inventent la famille. Atim devint dans cette configuration familiale le fils que Nassara n'arrive pas à avoir avec son épouse et Nassara, le père que Atim n'a pas connu. Le récit se construit à partir de cet imaginaire où chacun reste enfermé dans ses douleurs avec le cadavre du père qui plane entre eux.

L'aridité de la mise en scène et du montage, le jeu de l'ombre et de la lumière soutiennent une tension permanente dans le film.

Prix spécial du Jury au festival de Venise en 2006 et Tanit d'argent à Carthage, Daratt est une œuvre utile qui pose une question d'une brûlante actualité. Ce film est un hymne à la paix.

Albert Chaïbou (Niger)

Un extrait de cet article a été publié dans le Bulletin Africiné n°06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007, page 5.

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