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rédacteur
Sitou Ayité
publié le
16/03/2007
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Le dilemme d'Atim
Daratt (Saison sèche), de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad)
Bulletin Africiné n°06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007

"La saison sèche". Telle est la signification de Daratt. Le titre fait penser automatiquement à un film en rapport avec le climat mais il est beaucoup plus que cela. La sécheresse est explorée dans toutes ses dimensions : la parole, les gestes amicaux, l'environnement proprement dit et même le montage. Ce dernier particulièrement amène le spectateur à faire son propre film. Tous ces non-dits du film lui donne ce côté subjectif.

C'est dans le contexte d'un pays d'après guerre que le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun décide de pointer sa caméra sur les effets conjugués de l'aridité. Cette sécheresse oppose deux couches : la jeunesse en la personne d'Atim qui se cherche et le troisième âge représenté par Nassara et Omar qui croient pouvoir aider Atim à se trouver.

C'est un véritable dilemme entre la vengeance et le pardon. Atim cherche dans ces deux vieux et surtout en lui-même comment devenir un vrai homme. Venger son père en éliminant Nassara comme le lui ordonne Omar, son grand père, ou répondre positivement à l'affection de Nassara en tant que père qu'il n'a jamais connu ? Où se trouve la vraie justice ? Atim doit trouver une solution. Le réalisateur a donc poussé la réflexion à l'extrême en montrant les tentatives d'Atim pour abattre Nassara à plusieurs reprises. C'est à cette énorme tension que le spectateur est confronté tout au long du film.

Ce contraste entre les deux personnages Atim et Nassara qui sont sous le régime de la violence mais pas de la même façon est remarquable. L'un veut pouvoir l'exprimer sans trembler, tandis que l'autre veut faire taire la bête en lui. Comme on se réfugie dans l'alcool pour oublier ses soucis, Nassara se réfugie dans la prière et l'aumône pour oublier les horreurs qu'il a faites dans le passé, et Atim se réfugie derrière son revolver pour réveiller la colère.
Atim a-t-il vraiment le cran pour tuer ? Il est difficile de définir ce qui se cache derrière cet air de haine d'Atim, même si le réalisateur a essayé de nous faire vivre un monologue. Le regard d'Aïcha, femme de Nassara, ainsi que son propre travail bien fait de boulanger, lui arrachent un sourire ; ce sont les seuls moments où l'on pénètre le monde d'Atim jusque là fermé au spectateur.

Il n'y a aucune issue apparente, Atim a une mission et elle est obligatoire. Tuer Nassara ou lui pardonner ? Face à l'assassin repenti de son père et Omar son grand père qui réclame vengeance, qui faut il satisfaire ?

Sitou AYITÉ (Togo)

Un extrait de cet article a été publié dans le Bulletin Africiné n°06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007, page 5.

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