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rédacteur
Ludovic O. Kibora
publié le
16/03/2007
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Les chemins possibles vers la paix
Daratt (Saison sèche), de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad)
Bulletin Africin√© n¬į06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007

Atim est un jeune orphelin dont le p√®re a √©t√© tu√© par un certain Nassara, pendant l'une des interminables guerres civiles qui minent le Tchad depuis plusieurs d√©cennies. Pour laver l'honneur de la famille, le grand p√®re d'Atim lui demande de tuer Nassara afin de venger son p√®re. Est-il facile de tuer un √™tre humain sur une telle injonction ? Le pardon est-il possible entre des Hommes qui se sont mutuellement mutil√©s dans leurs √Ęmes et dans leurs chairs ? 95 minutes de suspense et de tensions, pendant lesquelles la cam√©ra du r√©alisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun nous d√©voile l'aridit√© d'une nature qui par endroits s'identifie √† celle des relations sociales, qui nous embarquent dans un cycle infernal de violence. De fa√ßon r√©currente, les images qui d√©filent en dehors du champs de la camera, renforcent cette r√©flexion qui habille l'attente du spectateur dans la compr√©hension du d√©nouement final. Ainsi, la violence hideuse qu'on ne saurait voir, est cach√©e avec intelligence.
Histoire de guerre, histoire d'amour, hymne √† la paix o√Ļ la voie √† suivre reste ouverte, plut√īt sugg√©r√©e que dict√©e. Mouvements de cam√©ra et lumi√®re bien dos√©s pour soutenir une intrigue √† travers laquelle, des th√©matiques diverses se bousculent dans une ambigu√Įt√© ambiante, pour aider √† √©clairer d'avantage les chemins, possibles de sortie de crise. Mais, la violence n'est-elle pas inh√©rente √† l'existence humaine ? Le gros plan sur le visage souriant d'Atim, les couleurs vives qui accompagnent l'apparition √† l'√©cran d'A√Įcha (la bien nomm√©e) √©pouse de Nassara, sont autant d'indications qui confirment que le jour na√ģt de la nuit. Daratt, ce troisi√®me long m√©trage du r√©alisateur d'Abouna, √©tait en postproduction au moment m√™me o√Ļ les d√©mons de la guerre revisitaient le Tchad en 2006. Contribution heureuse √† la r√©flexion sur le pardon, la paix et la coexistence pacifique, ce film n'a pas usurp√© sa distinction acquise au festival de Venise de 2006.

Ludovic Kibora (Burkina Faso)

Un extrait de cet article a √©t√© publi√© dans le Bulletin Africin√© n¬į06 (FESPACO 2007), du Jeudi 1er mars 2007, page 5.

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   liens films

Abouna (Notre père) 2002
Mahamat-Saleh Haroun

Daratt (Saison sèche) 2006
Mahamat-Saleh Haroun


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Haroun Mahamat-Saleh


   liens structures

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

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