actuellement 18088 films recensés, 3138 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Espéra Donouvossi
publié le
07/05/2007
films, artistes, structures ou événements liés à ce compte rendu de festival
les commentaires liés à ce compte rendu de festival
retour
 
Vitrine du cinéma béninois, un festival qui force la volonté politique
4ème édition du festival Lagunimages (Bénin)

Placée sous le thème "L'année du Bénin", la quatrième édition du festival Lagunimages, se veut être la vitrine du cinéma béninois qui se retrouve aujourd'hui à une étape décisive de sa suivie ou non. Officiellement ouverte par le Directeur de la cinématographie béninoise, Akambi Akalla, représentant le ministre de la culture, le lundi 9 avril 2007 au palais des congrès de Cotonou, cette édition spéciale du festival Lagunimages qui durera jusqu'au 15 Avril, accorde une place de choix à la cinématographique béninoise. Au programme 9 films et séries télévisées sont à projeter. De Les inséparables de Christiane Chabi Kao à Abéni et Le chemin étroit de Tundé Kelani en passant par Allo cousin de Clovis Agbahoungba, Juste un peu d'amour de Jemima Catrayé, Gbêhanzin, le rêve inachevé de André Marie Johnson, Un trésor dans la poubelle de Chantal Mêlé, Akoba de Wilfried Agbadogbé et enfin Crânes épais… Lèvres fausses de François Okioh, le catalogue officiel du festival a su se faire à plus d'un par son caractère de proximité. Le cinéma béninois, pour une fois encore, est mis à l'honneur. Après la participation remarquable du cinéma béninois à la 20ème édition du festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco 2007), la question de la promotion du cinéma national se fait plus d'actualité au Bénin. Cette 4ème édition du festival Lagunimages qui se tient un mois après le Fespaco 2007 a choisi de mettre un projeteur sur le cinéma béninois qui est en manque de vitesse et de promotion. Plusieurs faits montrent aujourd'hui au Bénin que le 7ème art commence par attirer plus d'un.
D'abord, le discours vibrant et plein de charme dit par le représentant du ministre de la culture en la personne de Akalla Akambi, directeur de la cinématographie béninoise, annonce des réformes salutaires et louables dans le domaine de l'audiovisuel. Le code de l'audiovisuel qui est actuellement en validation sera voté en procédure d'urgence puis automatiquement promulgué par le chef de l'État. "Ainsi le cinéma béninois pourra retrouver ses lettres de noblesse et être plus dynamique avec des productions qui répondent intégralement aux normes des nouvelles technologies de l'audiovisuel" a fait remarquer le directeur de la cinématographie. Ceci démontre clairement un engagement de l'État vis-à-vis du cinéma national, ce qui est la condition première et même sine qua non au développement du cinéma en Afrique. L'État Burkinabé en donne bien l'exemple et les nombreuses percées qu'a faites le cinéma au Burkina en disent long. Le discours du secrétaire général de la francophonie au cours de sa conférence de presse en prélude au Fespaco 2007 a été clair, exigeant en ce sens et chaque État africain doit d'abord s'engager politiquement, juridiquement et matériellement avant de bénéficier des aides extérieures.
L'autre fait qui augure de bons auspices pour le cinéma béninois est l'implication de la jeunesse scolaire et estudiantine à travers sa participation active et ses différentes actions dans le sens de la promotion du cinéma au Bénin. Le déplacement du ciné club de l'Université d'Abomey-Calavi pour l'ouverture du festival et l'engouement remarqué autour des projections en plein air programmées sur le campus sont autant de choses qui montrent qui témoignent de la floraison du cinéma béninois qui sera bientôt mûr et promu.
Les hommages rendus aux ténors de la cinématographie béninoise qui sont les ambassadeurs incontestables de cet art font un clin d'œil au panorama du cinéma béninois qui n'est pas aussi vide qu'on le croyait. La toute dernière fierté du cinéma béninois qui s'est imposée au cours du grand festival panafricain de cinéma de Ouagadougou, Africa paradis du jeune réalisateur béninois Sylvestre Amoussou a été objet de toutes les félicitations et des hommages les plus vibrants. Mais malheureusement ce film n'est pas au programme du festival et les béninois en demandent. Le directeur de la cinématographie répond tout simplement que des démarches sont entrain d'être menées pour faire venir Africa paradis au Bénin.
Cette 4ème édition du festival Lagunimages aura retenue l'histoire du cinéma béninois par son caractère provocateur d'un débat sur la promotion du cinéma béninois et qui a suscité des engagements de part et d'autre pour la suivie et la visibilité du cinéma béninois.

Espéra G. DONOUVOSSI

haut de page


   liens films

Africa paradis 2005
Sylvestre Amoussou

Allô, cousin ! 2007
Clovis Agbahoungba

Crânes épais... lèvres fausses 2006
François Sourou Okioh

Gbêhanzin, le rêve inachevé 2007
André Marie Johnson

Inséparables (Les) 2007
Christiane Chabi Kao

Juste un peu d'amour 2006
Jemima Catrayè

Narrow path (The) 2005
Tunde Kelani

Un trésor dans la poubelle 2006
Mariette-Chantal Mêlé


   liens artistes

Agbadogbé Wilfrid Pépin


Agbahoungba Clovis


Akanla Akambi


Amoussou Sylvestre


Catrayè Jemima


Chabi Kao Christiane


Johnson André Marie


Kelani Tunde


Mêlé Mariette-Chantal


Okioh François Sourou


Phoba MBEKA Monique


   liens structures

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

Koffi Productions
Bénin

Lagunimages
Bénin | Cotonou

Tchoko Tchoko 7ème art
France | Rosny-sous-Bois

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur ce compte rendu de festival :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>