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rédacteur
Emmanuel Sama
publié le
21/11/2007
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Faire un film sur papier
Un nouveau fonds d'aide à l'écriture du Sud
Ouagadougou a abrité (juillet 2007) sa première session d'attribution de bourses au développement du scénario en Afrique subsaharienne, dénommée "Faire un film sur papier".
Le jury international qui présidait au grand oral a retenu quatre projets sur neuf présélectionnés. Des bourses d'une valeur de 7500 euros (environ 5 millions de FCFA) ont été attribuées à chacun d'eux.

Faire des films plus attrayants par la maîtrise des ficelles de l'écriture du scénario est devenu l'un des atouts recherchés pour assurer la présence des oeuvres africains dans le cinéma mondial. L'inexistence de structures d'aide à l'écriture au sud du Sahara devait être comblée par la tenue en marge du FESPACO 2007 d'un atelier de projets.
Il faut en finir avec les scénarios mal ficelés, les errements qui tuent des sujets fort intéressants. Les initiateurs, par la mise en place d'un fond d'aide à l'écriture au sud du Sahara, veulent apporter leur contribution à plusieurs niveaux :
- Encourager et favoriser l'émergence de nouveaux talents; promouvoir et renforcer les compétences artistiques et techniques; encadrer le développement des scénarios dans un calendrier rigoureux ; leur donner toutes les chances de réussite par la rencontre entre cinéastes, experts de l'écriture et partenaires institutionnels.

La mise en place

Piloté par Clément Tapsoba, le projet initial "Ateliers de projets de Ouagadougou" (ATPO) s'est inspiré de l'expérience tunisienne de Nomadis, la structure de madame Dora Bouchouchai.
Elle a apporté son aval en expérience à l'organisation de cette session de Ouagadougou et mis à la disposition du jury les meilleurs projets en instance à Sud écriture.

L'Agence espagnole de la coopération internationale, principal financier du projet avec 35 000 euros, est intervenue à travers Safi Productions de Rasmané Ganemtoré qui a préfinancé les charges d'organisation. Les autres partenaires qui ont permis sa concrétisation sont : l'Agence internationale de la Francophonie (7 000 euros), l'ALESCO-France (12 000 euros); les Ministères des Affaires Étrangères de France et d'Espagne, le Festival du cinéma africain de Tarifa (Espagne) dont la directrice Mane Cisneros, l'une des chevilles ouvrières, représentait la partie espagnole et l'Institut Luce de Cinecitta à d'Italie.

Le jury international était féminin : Mane Cisneros, Souad Houssein (AIF), Bernadette Sanou, écrivaine et ancien ministre burkinabè de la Culture, Stéphanie Durand Barrada, script-Doctor (France).

Lauréats et perspectives

Après audition des argumentaires, à huis clos, des auteurs venus du Burkina Faso, du Bénin, de Centrafrique, du Mali, du Sénégal et du Togo, le jury a proclamé quatre lauréats :
La Destinée de Daniel Kollo Sanou et En attendant le vote de Missa Hébié du Burkina Faso ; Mariama de Ibrahim Touré (Mali) et Le Silence de l'Aïeul de Ahmed Ndao (Sénégal.
Ces aides à l'écriture permettront aux lauréats de faire appel à des scénaristes qualifiés qui, pour Missa Hébié, aideront à "travailler pour avoir un regard nouveau sur nos scénarios afin d'être compétitif sur le plan international".
Ses propos sont confortés par Sanou Kollo qui pense que "le professionnalisme doit régir notre milieu avec l'existence de scénaristes professionnels".
Deux autres œuvres candidates à la session de Ouagadougou ont été retenues pour l'atelier d'écriture du festival de Tarifa : "Sahara" de Rasmané Ganemtoré et "Bienvenue en enfer" de Moussa Seydi du Sénégal.
La directrice du Festival de Ciné Africano de Tarifa (FCAT), Mane Cisneros s'affiche comme une vraie passonaria des cinémas du sud.
Elle souhaite que "les cinéastes africains, tout gardant en leur identité propre, commencent à construire des thématiques universels".
L'avènement du nouveau fonds d'aide à l'écriture de Ouagadougou, "Faire un film sur papier", a été possible grâce à la forte implication de l'Espagne qui se signale comme un potentiel poids lourd du financement du cinéma africain.

En mai 2007, le ministère espagnol des Affaires étrangères a mis en place à cet effet une structure dénommée "Casa Africa".
La synergie entre Sud-Écriture, le festival de Tarifa et le FESPACO pour impulser des formes abouties d'écriture cinématographique est à encourager.
Les responsables du FESPACO sont à pied d'œuvre pour trouver davantage de moyens pour pérenniser les sessions d'attribution de bourses de Ouagadougou lors des éditions du festival.

Emmanuel SAMA
CNC-BF

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