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rédacteur
Espéra Donouvossi
publié le
26/01/2008
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La nudité pour dénoncer l'hypocrisie
Il va pleuvoir sur Conakry, de Cheick Fantamady Camara (Guinée)

Le début du film montre deux jeunes gens amoureux dans leur intimité à moitie nus ; ceci ressemble à une oeuvre pornographique. Mais très tôt on se rendra compte que ce n'est qu'une accroche, une manière intelligente de capter l'attention. Le cinéma africain n'a jamais eu une telle audace et deux scènes de nudité dans ce film osent montrer à tous ce qu'on a toujours caché et qui se fait régulièrement. Une figure de style sémiologique qui caractérise toute l'œuvre du Guinéen Cheick Fantamady Camara. De la nudité pour dénoncer l'hypocrisie. Il dénonce le fanatisme religieux, regrette l'hypocrisie des jeunes, la complicité des hommes de culte avec le pouvoir politique et condamne la tradition obsolète qui ne se repose sur aucun fondement et qui s'oppose à l'évolution.

Le film s'ouvre comme pour manipuler la conscience des spectateurs. Mais ce qu'il a su surtout faire, c'est de dénoncer l'hypocrisie qui caractérise une certaine société africaine. Cheik Fantamady Camara, dans son tout premier long métrage, opte pour les combinaisons choquantes afin de toucher son public. Le choc des idées et aussi le choc des générations.

Tantôt, les personnages subissent le choc de générations et s'opposent aux traditions dont le poids pèse lourd sur leur conscience. Tantôt c'est leur propre volonté qui est contestée. Ou alors, c'est la société toute entière qui dégoûte par son hypocrisie. Face à cet état de chose, des jeunes en quête de liberté se révolteront et la partie du film qui montre des jeunes se révolter contre la fermeture de la piscine est une illustration de cette jeunesse en quête d'une certaine liberté.
Bangali, caricaturiste, est épris de la fille de son patron. Au même moment, il est désigné pour porter l'héritage de son père Imam de la ville. Entre sa volonté et ce que lui imposent la tradition et la société, Bangali décidera de se libérer de toute pression sociale et n'écoutera que son cœur. Ce qui lui a valu assez de soucis et inculquera la haine et la vengeance dans son cœur.
La technique de réalisation, la sobriété dans le déroulement de l'histoire et la caricature subtile de la société africaine vues à travers cette œuvre donnent envie de voir du cinéma et de l'aimer. Partout ou ce film est projeté, le public est resté toujours accroché et en redemande pour une étancher une soif insatiable.
Prix Rfi du public au Fespaco 2007, Il va pleuvoir sur Conakry a été primé en Allemagne à Stuttgart et à Tübingen ainsi qu'à Vérone en Italie, avant de recevoir le prix spécial du jury au festival international du film de Ouidah au Bénin en janvier 2008.

Les acteurs portent le succès du film

Le film doit son succès à la subtilité et l'habileté de ces acteurs. Un casting représentatif de la société africaine a porté le message du fougueux réalisateur Cheik Fantamady Camara.
Tella Paulette KPOMAHOU (qui joue Kesso), après son long passage dans le théâtre a su se mettre à la hauteur de son rôle qui est au centre de ce long métrage. Le film s'ouvre sur elle et se ferme sur elle. Alex Ogou, qui interprète son complice Bangali (affectueusement appelé Bibi), n'a pas failli non plus à sa mission. Sa complicité avec le rôle qui lui est attribué emballe vite le spectateur qui se croirait face à une réalité. Fatoumata Diawara ne manque pas de vivacité et d'inspiration pour donner des scènes de bons podiums musicaux. Cette chanteuse qui joue la séductrice de Bibi a fait le succès de Kirikou (la comédie musicale) avec son rôle de Karaba la sorcière.

Espéra G. DONOUVOSSI

Article paru dans Quintessence Actu n°3 (Ouidah), du Vendredi 11 Janvier 2008.

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Le FESPACO, manifestation biennale attendue avec impatience par les cinéphiles, permet de dresser un bilan sur l'actualité des films africains, mais donne aussi accès (télévision) à des films, de qualité mais peu connus. Palmarès en fin de FESPACO.

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