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rédacteur
Lazare Etoundi Ondoua
publié le
23/02/2008
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Gare au mimétisme managérial
Cinéma et Télévision au Cameroun

Inestimable opération salvatrice ou véritable début de la fin pour la Cameroon Radio Télévision (Crtv) ? Si non, à quoi peut bien aboutir la restructuration du "leader"d'un paysage audiovisuel national ? Vers quelle destinée, au fait, la décision conjointe Minefi/Mincom créant un comité had-hoc de réhabilitation de la Crtv, le 25 août 2006, va-t-elle désormais orienter le "mastodonte de la communication de service public au Cameroun" ? Peut-on valablement parler de repères évidents sur les délais d'exécution et autres missions y relatives ?

Ces quelques préoccupations, sérieuses parce que pour le moins pertinentes, restent, malheureusement encore de nos jours, sans réponses claires et précises.Et l'incertitude de gagner à nouveau de nombreux esprits.Les plus sereins, y compris. Les plus passifs aussi. Les plus complaisant également. Ceci d'autant que les uns et les autres semblent suffisamment édifiés par les heurts et les malheurs du défunt Fonds de développement de l'industrie cinématographique (Fodic).

Et, du coup, l'on craint de se retrouver pieds et poings liés dans la période située juste après l'âge d'or du cinéma au Cameroun : celle des désillusions.

Chronologiquement (faut- il le rappeler ?), avant l'avènement et peut être la gloire du 9e Art au Cameroun, comme ailleurs dans la plupart des pays au monde, régnait déjà le 7e. Au commencement, était donc le cinéma.Un cinéma à la fois "technique, art et industrie", comme l'avait déjà si bien relevé Georges Sadoul. Ce cinéma générateur de fascination. Avec ses espoirs bouleversants et ses succès fulgurants. Comme ce fut très souvent le cas. Partout et chaque fois. Même chez ses plus grands gestionnaires. Malheureusement aussi, avec ses désespoirs étonnants. Ses échecs retentissants.

C'est ensuite que vint la télévision, comme pour s'approprier le même scénario. Mimétisme simple ou simple logique de l'histoire ? Il faut déjà savoir, en tout cas s'agissant du Cameroun, que la " Télévision nationale" fut longtemps espérée et très attendue, des décennies durant. Pas étonnant qu'à son arrivée, elle battit d'abord tous les records de sympathie et d'audience chez des téléspectateurs effectivement remarqués. La " Télévision nationale"fut vraiment l'objet de toutes les attentions au sein de l'opinion nationale comme dans les allées du pouvoir politique en place. Par quartiers entiers, dans plusieurs villages comme dans nombre de villes, elle n'était plus seulement regardée, mais toujours contemplée, tout le temps adulée. A un certain niveau, elle fut même considérée comme "la fille aînée du Renouveau du Président de la République, Paul Biya". C'était, en réalité, son âge d'or, avant de douloureuses années d'errements et l'incertitude d'aujourd'hui. Bien avant la concurrence imposée par "l'activisme des petites chaînes " de télévision à capitaux privés. Longtemps avant la réception et la diffusion des images des multiples télévisions étrangères.

La renaissance, envisagée de plus en plus avec force, du cinéma au Cameroun serait elle (aussi par hasard ?) à l'origine du déclin constaté ces dernières années de la "Télévision nationale" ? Et si la naissance et la croissance de celle-ci étaient aussi parfois, comme souvent soupçonnées en son temps, la cause de l'agonie ou du coma de l'autre ? L'un est il déjà ou vaut-il réellement l'autre ? Relativement au Cameroun, d'importants éléments de réponse sont utilement proposés dans les diverses contributions du présent dossier. Il peut s'agir de tout, sauf de mimétisme. Bonne lecture.

Par Lazare Etoundi ondoua
Journaliste Principal
Critique d'Art

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