actuellement 17666 films recensés, 2961 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Saïdou Alceny Barry
publié le
18/03/2009
films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
les commentaires liés à cette critique

Saidou A. Barry


La Maison Jaune


Amor HAKKAR, cinéaste


Le tricycle


Mouloud (le père)


Fatima (la mère)


Alya


La police


Alya


Alya


Fatima (la mère)


Fatima (la mère)


Tournage


Tournage


Alya et Mouloud


La maison


L'Affiche par le peintre Kim Nezzar, chef décorateur et costumes du film


Amor Hakkar, réalisateur et Céline Brotons, productrice de La Maison Jaune, en compagnie de Masoud Amralla Al Ali, directeur artistique du festival de Dubaï

retour
 
La maison jaune, de Amor Hakkar, Algérie
Un hymne à la vie
21ème Fespaco, Ouagadougou 28 février-07 mars 2009
Ce long métrage de l'Algérien Amor Hakkar est un film sur le deuil et la lutte d'un Père Courage pour le bonheur de sa famille. C'est aussi un chant au pouvoir du cinéma.

"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" dit le poète. Dans La maison jaune, la mort du jeune conscrit Belkassem dans un accident crée un vide immense qui va affecter profondément la famille Boulem. Pendant que la caméra suit un convoi de mariage avec son orchestre de musique qui traverse le village, un véhicule de gendarmes se gare devant la maison Belkassem montrant que la joie et la peine sont les deux mamelles de la vie.

Tout bascule avec la lettre remise à Aya, la petite sœur de Belkassem et annonçant le décès de l'unique garçon de la famille Boulem. La caméra cerne le visage ravagé de la mère qui hurle sa douleur, les bras au ciel comme crucifiée, avant de tomber dans l'apathie. Le père, après un moment d'hébétude, se reprend et décide d'aller chercher la dépouille de son fils à Batna. C'est juché sur son tricycle à moteur qu'il fera la longue traversée vers la ville. Cette descente des montagnes des Aurès vers la ville est une descente dans les cercles de l'Enfer pour ramener un être cher.
Cette sorte de road movie est filmée en clair obscur, la caméra suivant le père dont la silhouette se découpe comme un spectre dans le paysage où domine la nuit et l'ombre, comme si la mort avait étendu son linceul sur les choses. Il croise des petites gens de bonne volonté qui lui viennent spontanément en aide : un vieil taximan, un pompiste, et même un iman qui offre les derniers sacrements au mort.
Seule la machine bureaucratique se révèle un obstacle à travers ses règlements absurdes. À la morgue, il faut que le père attende l'heure d'ouverture pour voir le corps de son fils, il faut aussi un papier pour retirer le corps. Même quand le fils sera mis en terre, l'hydre bureaucratique mettra ses tentacules dans les entreprises du père. Pour rencontrer le maire de son bled, pour avoir un rendez-vous avec le préfet.

Toute la seconde partie du film est consacrée à l'apprentissage de la vie après la disparition du fils. Après l'enterrement du jeune homme, on pensait que les jours heureux reviendront et que la vie de la famille Boulem s'écoulerait de nouveau entre le travail de la terre, et la vente des produits du jardin. Mais le fort vent qui souffle sur le Douar à beau arracher le linge qui sèche sur les cordes, il ne peut emporter la mélancolie dans laquelle baigne la mère. Le père aidé par l'adolescente Aya essayera de redonner des couleurs à sa femme. Par tous les moyens. Il va même en pharmacie pour acheter un produit qui soigne la tristesse mais le pharmacien lui conseillera de repeindre sa maison en jaune. Ce qui sera fait : la petite maison sur la montagne sera d'un jaune soleil sous les pinceaux de toute la famille. La peinture n'aura aucun effet sur l'humeur de la mère. Ni le chien acheté parce que la mère adorait son chien quand elle était jeune fille. Finalement, le père ramènera un téléviseur et un magnétoscope dans son gourbi sans électricité pour visionner la cassette laissée par le défunt. Il démarchera le maire et le préfet pour qu'on lui descende un fil du poteau électrique qui jouxte sa concession. C'est sur une famille réunie autour des images du fils que se clôt le film. Ainsi donc, la force du cinéma permet de vaincre la mort et de ressusciter le fils disparu dont le visage et la voix sont là, dans la petite lucarne. De nouveau il s'adresse à sa famille.

La maison jaune est un beau film sur le deuil et la quête du bonheur. Un bonheur difficile mais accessible à un homme ordinaire comme le père Boulem déterminé à réenchanté la vie après le deuil. De La maison jaune, il émane une certaine tristesse renforcée par la musique de Fayçal Salhi et de Joseph Macera et aussi une poésie acidulée. De la douleur, on extrait parfois de la beauté. Et La maison jaune est un film un tantinet tristounet mais un film à voir.

Barry Saïdou Alceny

En Compétition officielle Longs Métrages, La maison jaune a eu le Prix Signis et le Prix Inalco au Fespaco 2009.

haut de page


   liens films

Maison jaune (La) 2007
Amor Hakkar


   liens artistes

Hakkar Amor


   vnements

21/01/2009 > 24/01/2009
programme |Sénégal |
Lancement de la campagne internationale du Fespaco 2009 à Dakar
Dakar : du 21 au 24 janvier 2009

27/01/2009
conférence-débat |Belgique |
Conférence de presse du Fespaco 2009 à Bruxelles
le 27 janvier 2009 à 10h45

28/01/2009
conférence-débat |France |
Conférence de presse du Fespaco 2009 à Paris
à 10 h à la Cinémathèque française

28/02/2009 > 07/03/2009
festival |Burkina Faso |
FESPACO 2009 (Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou)
La 21e édition se tiendra du 28 février au 07 mars 2009. 40ème anniversaire

   liens structures

FESPACO
Burkina Faso | Ouagadougou 01

Sarah films
France | Besançon

haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>