actuellement 17685 films recensés, 2979 textes recherche | » english  
films réalisateurs acteurs producteurs distributeurs festivals agenda pays espace personnel  
  critiques»
  dossiers»
  analyses»
  entretiens»
  comptes rendus de festivals»
  reportages»
  documents»
  ateliers»
  Zooms»
  rédacteurs»
  écrans d'afrique»
  Asaru»
  lettre d'info
  inscription»
  desinscription»
  archives »
  liens»
  dépêches »
  nouvelles de
la fédération»
  la fédération»
  contacts»
  partenaires»
  accueil»




 
    
rédacteur
Yacouba Sangaré
publié le
10/04/2009
films, artistes, structures ou événements liés à cette critique
les commentaires liés à cette critique

Yacouba Sangaré

retour
 
La Culotte de Pascal Guiguemdé (Burkina Faso)
Le pouvoir est-il un jeu sexuel ?

Voilà un film qui rappelle en treize "petites" minutes que les femmes ont plus d'influence qu'on ne le pense. Et surtout qu'elles ne servent pas qu'à s'occuper de la maison, à chérir leur homme ou encore à lui obéir. Elles savent aussi se faire respecter et imposer, avec des "armes" certes moins nuisibles mais très efficaces, leur loi, leur volonté.

Pour son premier essai derrière la caméra, le réalisateur Pascal Guiguemdé réveille un vieux débat, un tantinet amusant, mais jamais ressassé. De l'homme et la femme, qui porte au fait "La culotte" ? Sans manichéisme, il plonge sa caméra au cœur d'un affrontement, entre deux êtres qui s'aiment pourtant passionnément. Il laisse habilement, les caractères s'entrechoquer, se mêler, puis se défaire, sans véritablement prendre position. Il laisse aussi tous les sentiments s'exprimer : égoïsme ; népotisme, favoritisme… " La culotte" n'est pas visible, mais elle est présente tout au long de ce combat épique. Elle pose avec un réalisme froid la question de la responsabilité de nos Chefs d'État, qui, en définitive, font subir au peuple, les desiderata et les caprices de leur bien-aimée.

À la veille d'un remaniement ministériel, un Chef d'État planche avec sa dernière énergie sur la liste de son prochain gouvernement. Qui enlever ? Qui maître ? En pareille circonstance, les choix sont, parfois, cornéliens.
Alors qu'il cogite donc fort, la première dame fait irruption dans sa réflexion qui n'était déjà pas aisée. Et exige de voir la liste et surtout d'avoir son mot à dire sur les futurs "ministrables". Donc ce sont les femmes de nos Chefs d'État qui font défont les gouvernements ? Même si le film n'ose pas le dire, il l'insinue implicitement à dose homéopathique. Le réalisateur entretient subtilement le suspense, et La culotte finit par choisir la personne qui la porte. Et rassurez-vous, ce n'est pas celle qu'on croie…

On en sort certes souriant, mais convaincu que nos Chefs d'État ne pèsent finalement pas un clou devant… "La Culotte". Et on comprend aisément pourquoi nos États sont à la traîne…

Yacouba Sangaré (Côte d'Ivoire)

haut de page


   liens films

Culotte (La) 2008
Pascal Guiguemdé


   liens artistes

Guiguemdé Pascal


haut de page



   vos commentaires
vos commentaires sur cette critique :
   
 
  ajouter un commentaire
   

haut de page

 

 

 

 

?>