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rédacteur
Hector Tovidokou
publié le
04/07/2010
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Hector Tovidokou





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Bradage de la salle du Cinéma "Le Bénin"
Le ministre Galiou Soglo déshérite les cinéastes

Depuis quelques semaines, une brouille est née entre les cinéastes et Galiou Soglo, le ministre de la culture, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales (Mcapln). Ce qui est à la base de cette fâcherie, c'est ce qui s'apparente à un bradage de la salle du cinéma "le Bénin" par le Ministre de la culture. Galiou Soglo l'a donné pour un franc à la Fondation Zinsou qui s'occupe d'arts plastiques.

Au moment où les cinéastes béninois s'unissent pour réfléchir positivement sur leur situation professionnelle afin de ressusciter les salles de cinéma, outils de perpétuation de l'industrie cinématographique, un document officiel n° 739/ 10 daté du 27 Mai 2010 décrète que : " le Ministre d'État chargé de la Prospective, du Développement, de l'évaluation des Politiques publiques et de la Coordination de l'Action Gouvernementale, le Ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le Ministre de l'Economie et des Finances, ont décidé de remettre à la disposition de la Fondation ZINSOU la salle de cinéma "LE BENIN" pour en faire un musée d'exposition d'arts contemporains africains, en bail emphytéotique de 20 ans, renouvelable au franc symbolique".

Ceci n'a pas plu aux cinéastes. Le cinéaste Sourou Okioh, ancien Responsable de la Programmation et de la prospection des marchés de films à l'Office béninois du cinéma (OBECI), qui se définit comme collecteur de mémoires, a fait constater aux auteurs de ce texte qu'ils ont dangereusement oublié qu'un décret ne tue pas un symbole, une légende, une passion, une vie. Le cinéaste s'adressait au forum des cinéastes, le lundi 21 juin 2010.
Accusant le ministre de la culture, autorité de tutelle, d'être le décideur de la noyade de raison et de justice dans la ruse autoritaire, il a rappelé que la grande famille des artistes du Bénin mérite mieux !
Est-ce que les signataires, les interroge-t-il, de cette maudite communication qui n'ont certainement jamais connu la joie d'une soirée cinématographique au Ciné les COCOTIERS, au Ciné REX à Porto-Novo et au Ciné LE BÉNIN, savent-ils qu'il y a aujourd'hui à travers le Bénin, plus de 1200 points de projection de films (en vidéo) ?
Non, cela s'appelle besoin d'images, et mérite réflexion dans un pays dit "quartier latin" qui n'a ni théâtres, ni salles de spectacles, ni bibliothèques, ni conservatoires, ni académies, et qui n'a malheureusement aucunes solutions salutaires autres que celles de détruire l'existant au lieu de regarder ses défis en face et de s'engager dans une démarche prospective, s'exclame-t-il. Aux cosignataires de cette communication, il leur reproche également de n'avoir pas orienté le ministre de la culture qui doit savoir que la justice est ce qui permet à chacun de garder sa part, sa place, sa fonction, préservant ainsi l'harmonie hiérarchique de l'ensemble.
Interpellant le ministre Soglo, le réalisateur de "Ironu" lui envoie les interrogations suivantes : pourquoi le Ministre en charge de la Culture qui a démarché les autres Ministres, a-t-il choisi la force et la ruse pour briser la marche et l'espérance mesurée de l'industrie cinématographique nationale ? Pourquoi le Ministre de la Culture veut- il opposer les plasticiens aux cinéastes, oubliant que le Cinéma (le 7e art) est la somme des arts ? Pourquoi n'a-t-on pas dit au Ministre de la Culture que le maillon principal qui permet à l'industrie cinématographique de se perpétuer est l'exploitation en salle ?

Pour finir, François Sourou OKIOH a invité tous les patriotes du pays, surtout à la grande famille des artistes (éternels gardiens du temple) à réfléchir ensemble pour comprendre la nature du courage des trois Ministres qui savent selon lui, pourquoi, ilsont donné gratuitement la salle de cinéma le BENIN à la Fondation ZINSOU qui aurait créé en quatre (4) ans au Bénin 12 emplois. L'histoire démontrera, si c'est dans l'intérêt du peuple béninois.

Démarche non consensuelle du ministre Galiou Soglo

Considérant cette réflexion, il y a de quoi interpeller le ministre de la culture. Avant de prendre une telle décision, le ministre Galiou Soglo devrait naturellement et légalement se référer aux exploitants, artisans et la commission interministérielle chargée de suivre ce dossier. En son temps, l'Association des Cinéastes du Bénin aurait sollicité une audience pour discuter et ouvrir des perspectives consensuelles. Mais le ministre n'a pas tenté cette rencontre pour connaître les véritables dessous de ce dossier. Apparemment, il serait intéressé par la lettre d'intention de la Fondation ZINSOU, datée du 20 Décembre 2009,de faire de cette salle de cinéma un musée d'arts contemporains. Nous pensons qu'avant un tel bradage, le ministre devrait engager une démarche procédurale. Si les salles sont fermées aujourd'hui, certainement il devait y avoir plusieurs raisons. C'est un questionnement dont le ministre devrait personnellement chercher les réponses. Aucun enfant n'accepterait qu'on lui enlève sa mère, puisque ici, les salles sont pour les cinéastes une mère. C'est là où, ils projettent leur connaissance, et cette dernière assure un rôle de mère. D'après ce qu'ils disent, d'autres demandes motivées pour faire don des autres salles sont également en cours.
A notre humble avis, une des raisons majeures de la fermeture de ces salles est le manque de soutien et de volonté du gouvernement d'accompagner et soutenir et véritablement ce secteur agonisant. Mais, les réalisateurs ont fini pas comprendre qu'il faille prendre le taureau par les cornes. Ils sont décidés à ne plus attendre le gouvernement et travaillent d'arrache-pied à cela jusqu'à ce que l'autorité enterre vivante une de leurs mères. Nous invitons l'autorité à donner à César ce qui est à César et à également bien faire la part des choses dans le domaine de la culture.

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   liens artistes

Okioh François Sourou


   liens structures

Association Bénin ciné média (ABCM)
Bénin | COTONOU

Association des cinéastes et professionnels de l'audiovisuel du Bénin (ACB)
Bénin | COTONOU

Centre National du Cinéma et de l'Image Animée du Bénin (Cncia-Bénin)
Bénin | COTONOU

Fondation Zinsou
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