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Diola Tigi
Fatou Kandé Senghor
Moyen | Sénégal | 2008

 

 

 

descriptif

Le film nous amène à Baïla, village où se déroule tous les trente ans la cérémonie d'initiation : le Bukut.
Nous sommes en Casamance, au Sud du Sénégal, dans la culture diola.


LE BUKUT RITUEL INITIATIQUE DU PASSAGE DE L'ENFANCE A L'HOMME OBLIGATOIRE POUR TOUS LES DIOLAS DU MONDE A LIEU TOUS LES 25, 30 OU 40 ANS SELON LES VILLAGES.


Toute la documentation disponible tant qu'écrite, qu'orale semble renvoyer la Genèse du Bukut vers la fin du XIXe siècle. C'est dire que le Bukut est une institution culturelle assez récente. Les témoignages informent que les Diolas tiennent le Bukut des Baïnouncks. En effet, les Baïnouncks qui étaient traqués par les Malinkés et les Diolas avaient connu des troubles sans précédents dans le fonctionnement de leurs structures sociales. Pour assurer leur survie, ils inventèrent une forme d'initiation apte à réaliser leur unité et protéger leurs croyances ainsi que leurs pratiques culturelles. Le bukut est donc une forme de résistance culturelle. Ce fut aussi le cas des sociétés Diolas qui étaient sous le joug de la domination malinké et Française. Leur survie était menacée car les tentatives de mise en branle de l'appareil social Diola commençaient à prendre effet.

Dans le passé le Bukut secret et ésotérique, réservé aux hommes tendait tout d'abord à réaffirmer la personnalité masculine par rapport au monde féminin. Le stage initiatique était très sévère et parfois dangereux. Puis le bukut voulu camper la masculinité et l'invicibilité de ses fils, les seuls garants du sang donc de la lignée et de la tradition. Puis enfin comme toute société inquiète de sa survie collective l'initiation a aussi déployé une méthodologie et une sophistication de cérémonial pour enchaîner définitivement et complètement l'individu au groupe initiatique. Le Bukut fait de lui un homme à part entière, reflet obéissant et fidèle de la communauté. ….
Plus tard avec les premières conversions à l'Islam et par la suite le catholicisme, les tenants de la religion traditionnelle conscients que le Bukut aussi devait évoluer ont arrondi quelques angles pour rester dans son époque mais en gardant l'essence de ce rituel qui reste central à la vie de toutes les communauté DIOLA.


My peace of poetry est venu après milles conversations avec la génération de ainés qui a partagé ses craintes et ses perspectives quand au déroulement de ce rituel sacré. Ils ont partagé avec moi un pan d'histoire avant la traite négrière, pendant et après. Moment d'histoire consigné dans la tradition orale que seuls eux détenteurs de leur savoir se partagent au grand désarroi d'une jeune génération tout de même proche de ses racines.

My peace of poetry is my contribution, my quest, my thurst for the people of the south I claim to belong to but know so little.
FATOU KANDÉ SENGHOR

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fiche technique

pays
Sénégal

date de création
2008

format
Moyen

catégorie
documentaire

genre
société

format de distribution
Vidéo Numérique

durée
35'

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fiche artistique

Compositeur
Still
Maga Bo

Directeur/trice de la photo
Moussa W. Diarra

Monteur/se
Birom Seck

Producteur/trice
Fatou Kandé Senghor

Réalisateur/trice
Fatou Kandé Senghor

Scénariste
Oumar Badiane
Fatou Kandé Senghor

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production

Waru Studio
Mme Fatou KANDÉ
19, Sotrac Mermoz
DAKAR
Sénégal
tel.1 : (+221) 33 860 50 03
[envoyer un mail]

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distribution

Waru Studio
Mme Fatou KANDÉ
19, Sotrac Mermoz
DAKAR
Sénégal
tel.1 : (+221) 33 860 50 03
[envoyer un mail]

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texte(s)
autour du film Diola Tigi
   

 

Critique
Diola Tigi, de Fatou Kandé SENGHOR
La logique de la déconstruction
Bassirou Niang
publié le 11/08/2008 22:08:08
 

 

Critique
Diola Tigi, de Fatou Kandé Senghor
Un syncrétisme étonnant
Baba Diop
publié le 15/07/2008 11:07:30
 

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commentaire(s)
   

 

11 août : Avant-première du film à Dakar (Sénégal)
ajouté par Thierno Ibrahima DIA | ajouté par 07/08/2008 11:51:24

Projection du film DIOLA TIGI de la réalisatrice Fatou Kandé SENGHOR le Lundi 11 Août 2008 à partir de 10h au restaurant GOOD RADE situé sur la V ...

 
 
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