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rédacteur
Michel Amarger
publié le
31/03/2013
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Michel Amarger (Africiné)


Shola Lynch, réalisatrice


Angela Davis, militante


Free Angela, Angela Davis


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


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Free Angela


Free Angela


Free Angela


Free Angela


Angela Davis


Free Angela


Shola Lynch et Angela Davis


Shola Lynch, réalisatrice de Free Angela And All Political Prisoners


Affiche américaine de Free Angela

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Free Angela And All Political Prisoners
Mémoriser la conscience noire américaine
LM Documentaire de Shola Lynch, USA / France, 2012
Sortie France : 3 avril 2013

Alors qu'une nouvelle génération de Noirs américains se cherche des repères, un film remet en lumière une des icônes de l'affirmation de la conscience noire. Dans le sillage de Che Guevara et de Patrice Lumumba qui lui ont servi de référents, Angela Davis, affichée communiste, féministe, militante des droits civiques aux Etats Unis, est devenue un emblème de la lutte des années 70. "Nous connaissons l'icône, mais connaissons-nous son histoire ?", s'interroge Shola Lynch en réalisant Free Angela And All Political Prisoners, 2012. "Je voulais comprendre comment une jeune intellectuelle noire, âgée de 26 ans, brillante professeur de littérature, s'est retrouvée sur la liste des dix personnes les plus recherchées par le F.B.I., traquée et emprisonnée".




Les bases de cette trajectoire sont jetées dès le début du film, rappelant comment la jeune Noire de milieu aisé, à la célèbre coupe afro, est sensible au racisme et à l'injustice. Un séjour en Europe aiguise son goût de la lutte contre le système racial américain. Elle milite pour le parti communiste, soutient les Black Panthers tout en s'affranchissant de leur ligne machiste pour avancer ses revendications féministes. L'enseignante de l'Université de San Diego, témoin de l'assassinat de trois amis sur le campus, s'insurge. Dénoncée comme communiste, elle est renvoyée et surveillée par le F.B.I.
Son destin bascule le 7 août 1970, lorsqu'une prise d'otages, visant à libérer George Jackson, membre des Black Panthers, se solde par quatre morts et trois blessés. Le F.B.I. accuse Angela Davis d'avoir fourni des armes et elle est recherchée pendant deux mois. J. Edgar Hoover, patron du F.B.I., fait monter la pression pour faire du cas d'Angela Davis un exemple, en accord avec le gouverneur Ronald Reagan et le président Richard Nixon. Arrêtée le 13 octobre 1970, elle est accusée d'enlèvement, de meurtres, et emprisonnée 16 mois à New York. C'est alors que son procès, traité dans la majeure partie du film, mobilise l'opinion internationale. L'habilité des avocats noirs de la défense tourne à l'avantage de la militante, triomphalement acquittée le 4 juin 1972.




La réalisatrice de Free Angela développe son documentaire en le ponctuant des confidences de sa protagoniste, filmée aujourd'hui. Devenue professeur à l'Université de Santa Cruz, en Californie, Angela Davis qui milite actuellement contre la peine de mort, apporte sa caution à l'évocation de son passé combatif. Des témoignages de sa famille dont sa sœur qui a contribué à relayer ses messages, de ses avocats au procès, de journalistes témoins retracent les étapes de ce moment fort où les Noirs et les militants engagés espèrent révolutionner l'Amérique. Tout en sélectionnant les paroles des acteurs de l'époque, patiemment retrouvés, Shola Lynch remet en lumière de nombreuses scènes d'archives qui permettent de visualiser les faits.
Pour rendre plus accessible et spectaculaire la figure d'Angela Davis, la réalisatrice ose même quelques reconstitutions de sa silhouette de jeune prisonnière dans de fugitives séquences qui magnifient encore la combattante noire. De fait, en concentrant surtout le film sur la figure déterminée d'Angela Davis et son procès, Shola Lynch renvoie presque au second plan le contexte politique et social de l'époque, sur fond d'échos de guerre du Vietnam, de phobie du communisme et de Guerre froide, de répression contre les Noirs qui revendiquent de plus en plus fort via les manifestations armées des Black Panthers. Sans justifier non plus les revendications féministes portées par Angela Davis, le documentaire paraît surtout valoriser une femme exemplaire.




Free Angela rappelle la mobilisation massive de la communauté noire mais aussi les manifestations en sa faveur qui se sont multipliées dans le monde. Soutenue par des intellectuels, des artistes comme Jean Genet, visible dans le film, l'icône est chantée dans Angela par John Lennon et Yoko Ono ainsi que par les Rolling Stones dans Sweet Black Angel. C'est dire qu'elle fédère et attire une grande ferveur dans les années 70. Un attrait relayé par Free Angela, 40 ans après. Mais la démarche de Shola Lynch vise aussi à revivifier ses propres racines.
La réalisatrice, née d'un professeur noir et d'une mère blanche, a grandi à Manhattan. Elle s'intéresse à la personnalité de Shirley Chisholm, une Noire candidate à la présidentielle des Etats Unis, en 1972, et signe Chisholm 72, 2004, avant d'approcher Angela Davis autour de qui elle enquête soigneusement. La contribution d'une société française permet de restaurer les images d'archives hétéroclites et précieuses qui donnent du corps à Free Angela. Grâce à la coproduction française, Shola Lynch réveille les rêves révolutionnaires des années 70. "J'ai voulu que Free Angela And All Political Prisoners soit aussi un témoignage pour les plus jeunes", confirme la cinéaste. "C'est donc ici son histoire et… la nôtre."

Vu par Michel AMARGER
(Afrimages / RFI / Médias France)

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Chisholm for President (Chisholm'72) 2004
Shola Lynch

Free Angela and All Political Prisoners 2012
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Free Angela and All Political Prisoners, by Shola Lynch
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