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rédacteur
Hélène Ouédraogo
publié le
15/03/2016
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Leyla Bouzid, réalisatrice


Scène du film


Scène du film (Farah et sa mère Hayet)


Scène du film


Scène du film


Scène du film


Scène du film


Scène du film


Pochette de la B.O.F. (musique de Khyam Allami)


Affiche suisse




Africiné Magazine, the World Leader (African & Diaspora Films)

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À peine j'ouvre les yeux, de Leyla Bouzid
Retour sur les années Ben Ali

À peine j'ouvre les yeux est le tout premier long métrage de fiction de Leyla Bouzid. A travers cette fiction d'une durée de quatre vingt dix minutes, la réalisatrice tunisienne renvoie le cinéphile aux moments difficiles du règne sans partage de l'ancien "homme fort" de la Tunisie. Nous sommes à l'été 2010 où la Tunisie est encore dirigée d'une main de fer par Ben Ali.

À peine j'ouvre les yeux présente sous un premier tableau l'histoire de jeunes musiciens passionnés par leur art et convaincus que la musique qu'ils pratiquent peut conduire à une révolution dans un Etat policier. Des chansons engagées, jouées sur des rythmes traditionnels et modernes ; elles sont interprétées par la sublime voix de Farah le personnage principal. Les paroles expriment un ressenti amer sur la société tunisienne. Dans cet élan, le groupe sera confronté à un dilemme : choisir entre faire allégeance au parti-État de Ben Ali ou prendre le risque de se retrouver en prison. Après tout, il s'agit de conquérir la liberté dans un État caporal. Qui s'attaque au parti et au clan Ben Ali doit subir un calvaire semblable au chemin de Golgotha.





Le deuxième tableau est en adéquation avec le précédent et met en opposition madame Hayet Kalel face à sa fille Farah. La relation mère-fille renvoie encore à la notion de liberté. Ce conflit est présent de façon anaphorique à travers les justifications parfois mensongères de Farah à chaque retour de ses concerts. Une mère qui aurait pu elle aussi être militante mais qui s'est finalement assagie pour protéger les siens. Une fille qui étouffe et ressent le besoin vital de brûler sa jeunesse à fond, quitte à se mettre en danger.

Ce premier long métrage qui combine ardeur politique et qualités musicales est un coup de maître. Les scènes de concert du groupe sont captivantes et les paroles des chansons sont pleines de sens. La poésie des textes interprétés sur des notes de musique mélancolique provoque chez le spectateur un sentiment de révolte. A travers le portrait de cette insoumise, ce film exprime, aussi, la soif de liberté de toute une génération.

Pour son premier rôle à l'écran, Baya Medhaffar a bien incarné le rôle de Farah. Et le personnage de Hayet, la mère qui interdit à sa fille de chanter, est formidablement interprété par la chanteuse tunisienne Ghalia Benali. Les acteurs ne pouvaient pas être mieux choisis que dans l'univers musical.




À peine j'ouvre les yeux emprunte son titre à l'une des magnifiques chansons qui ponctuent le film, hymne hypnotisant sur les blocages de la Tunisie de Ben Ali. Leyla Bouzid évoque bien en arrière-plan la place des femmes, la corruption et les inégalités qui minent le pays. Néanmoins, elle se focalise avant tout sur ce cri de frustration, de révolte et d'espoir d'une jeunesse incapable de trouver sa place. Un témoignage intense sur une cocotte-minute qui explosera quelques mois plus tard. La révolution tunisienne !

Hélène OUEDRAOGO
ASCRIC-B

Une initiative de l'Ascric-B (Ouaga), dans le cadre des Journées Cinematographiques de la femme africaine de l'image - JCFA 2016.

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   liens films

A peine j'ouvre les yeux - على حلّة عيني 2015
Leyla Bouzid


   liens artistes

Amami Ghassem


Benali Ghalia


Bouzid Leyla


da Fonseca Sandra


Gore Bertrand


Marzouk Imed


Medhaffar Baya


Mesuret Nathalie


Sarkis Naïri


   vnements

24/02/2016 > 27/02/2016
défilé de mode |Tunisie |
Rencontre Annuelle des Réalisateurs de Films Tunisiens (RAFT 2016)
5ème édition. Projections de films et Prix. Hommage au défunt Ahmed Snoussi et au pionnier du cinéma tunisien Ridha Behi.

04/03/2016 > 07/03/2016
festival |Burkina Faso |
Journées Cinematographiques de la femme africaine de l'image - JCFA 2016
4e édition.

24/09/2016 > 30/09/2016
festival |Tunisie |
Festival International du Film Arabe de Gabès (FIFAG 2016)
2ème édition. Présidente d'honneur : Hend Sabry

   liens structures

ASCRIC-B
Burkina Faso | OUAGADOUGOU

Blue Monday Productions
France | Paris

Hélicotronc
Belgique | BRUXELLES

Propaganda Production
Tunisie | TUNIS

Shellac Distribution
France | MARSEILLE

Trigon Film
Suisse | Ennetbaden

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