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rédacteur
Abdelfattah Fakhfakh
publié le
29/11/2006
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À la mémoire de Mohamed Mahfoudh (1945-2005)
Un ami du cinéma et des J.C.C.

Il nous faut honorer la mémoire de Mohamed Mahfoudh, la célébrer dans nos milieux journalistiques, culturels, cinématographiques …car "il [Mahfoudh] était l'ami de tous : des plus humbles aux plus "nantis". Intellectuellement s'entend…Mais il était surtout l'ami du cinéma. Une vraie passion qui a conditionné sa vie et son parcours journalistique entamé à l'orée des années 70." (1)

Toutefois, parler de Mohamed Mahfoudh le cinéphile, le critique sans parler du journaliste et du patron de presse qu'il fut serait aberrant et absurde. Mohamed Mahfoudh écrivait "cinéma", dans des conditions particulières : il le faisait généralement dans l'urgence et ce en assumant en parallèle d'autres responsabilités.

Il lui fallait à l'instar de tout journaliste de quotidien "écrire au jour le jour, avec l'angoisse de l'horaire, de l'heure fatidique de la liaison téléphonique pour assurer la correspondance, ou celle tout autant fatidique du "bouclage"…dans la cacophonie des sonneries de téléphone, dans le maëlstrom des cris, des insultes et des colères… Il faut savoir décrire vite, comprendre vite, interpréter vite, c'est à dire prendre tous les risques, et entre autres celui de se tromper…" (2). Et pour Mahfoudh c'était le pain quotidien, l'éternel recommencement, y compris lorsqu'il était question de cinéma : couverture de festivals de cinéma, avant premières, entretiens, rencontres, interviews…

Certes, tous ses écrits n'étaient pas marqués du sceau de l'urgence mais le réflexe devenait pour notre ami une "seconde nature", autant dire "une façon d'être" telle qu'elle en imprégnait l'homme dans tout ce qu'il produisait...

Est-ce à dire que Mahfoudh ne se laissait pas aller aux délices de la "méditation" et de "la contemplation" ? Ce serait mal connaître l'homme lequel était tout autant un homme d'action qu'un contemplatif. Capable d'épouser tous les registres… capable de passer de la plus haute des "transcendances" à la plus quotidienne des "platitudes" et, ensuite, de se "hisser" de ces platitudes aux plus hautes "altitudes"…

Pour s'en convaincre, il n y a qu'à faire un tour du côté de ses fameuses "Humeurs", billets publiés, en dernière page du journal paraissant le Dimanche dans le journal La Presse au milieu des années 80.

Trait distinctif des grands journalistes, Mahfoudh était "perpétuellement ouvert aux autres". Il était constamment "curieux" de tout. Constamment à l'écoute, les sept sens toujours en éveil, ne prenant rien pour acquis…obsédé par les faits…par le terrain…

Mahfoudh – et les propos sont de Samira Dami – a "accompagné pratiquement la majorité des films et des cinéastes tunisiens qu'il considérait avant tout comme des amis : Ridha Behi, Abdellatif Ben Ammar, Feu Brahim Babaï, Selma Baccar et autres".

Certains faisaient partie du cercle de ses amis d'enfance, tels Nouri Bouzid et surtout Mohamed Damak avec qui il a été plusieurs fois "complice" dans le sens où celui-ci a adapté au cinéma des scénarii écrits par Mohamed Mahfoudh…

Mahfoudh aura œuvré énormément pour la promotion des cinémas africains et arabes : Mohamed Lakhdar-Hamina, Sembène Ousmane, Souleymane Cissé et bien d'autres. Des fois et bien souvent, ceux-là devenaient tout simplement ses amis. L'une des illustrations les plus éclatantes aura été l'amitié entre lui et Youssef Chahine.

Une pensée à Mohamed Mahfoudh en ces premières JCC (après son départ) s'impose à nous tous. Ce modeste article y appelle. Puissions nous ensemble (amis de Mohamed Mahfoudh, amis du cinéma et amis des JCC) faire beaucoup plus et beaucoup mieux pour honorer sa mémoire à l'occasion des prochaines sessions des JCC. L'homme aura tout fait de son vivant pour "accompagner" le cinéma arabe et africain, sachons aujourd'hui le faire vivre le plus longtemps possible dans nos cœurs et dans nos actes.

Abdelfatteh FAKHFAKH

Note 1 - Extrait de l'excellent et émouvant hommage rendu par notre amie Samira Dami - journaliste et critique, responsable de la Page Cinéma du journal "La Presse", longtemps collaboratrice du défunt : Flash-back sur le parcours du journaliste, du critique et scénariste disparu Mohamed Mahfoudh, publié dans "La Presse" du samedi 5 novembre 2005

Note 2 - Serge July - Dis maman, c'est quoi l'avant guerre ? Paris : Editions Alain Moreau, p.13

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