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rédacteur
Thierno Ibrahima Dia
publié le
29/11/2006
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Une femme de caractère
Interview avec Kyara BONGO, comédienne.
Edition Spéciale JCC 2006
Métisse, Kyara Bongo est de père gabonais et de mère congolaise. Sensible et d'une grande finesse d'esprit, après plusieurs téléfilms, elle investit le cinéma et maintenant le théâtre. Elle a accepté de nous accorder cet entretien au Festival de Carthage à Tunis où elle est venue présenter L'ombre de Liberty avec Michel Ndaot (qui joue le Capitaine Emuku dans le film), Antoine Gombe (assistant monteur du film) et son réalisateur, Imunga Ivanga.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans le projet du film L'ombre de Liberty présenté à ce festival de Carthage en Première mondiale ?

D'abord j'ai été sensible au thème, puis la force de caractère du personnage que j'incarne m'a séduite.

Ce n'est pas un rôle facile. D'autant que vous avez une scène un peu "chaude" (sexuelle).

Tout dépend de ce que l'on veut montrer. Ce n'est pas parce que c'est une prostituée qu'il faut tomber dans la vulgarité. Il faut même voir derrière ce personnage qui vend son corps la métaphore de toute une difficulté économique qui frappe les femmes, la jeunesse africaine.
Quant à ce que vous appelez "scène une peu chaude", il était important de la montrer en train de faire son travail, (on ne voit pas ses seins, ni sa nudité, uniquement ce qui est nécessaire). Le personnage garde toute sa dignité.

Il y a un parallèle qu'on peut faire avec Les Saignantes de Jean-Pierre Békolo (Cameroun, 2005) film poético-politique où deux femmes prostituées constituent les personnages principaux.

Vous me posez une colle, car je n'ai pas encore vu le film. J'ai dîné hier soir [dimanche 12 novembre 2006, NdR] avec le réalisateur, Jean-Pierre Békolo. On a discuté cinéma et j'ai très envie de voir le film. J'irai le voir mercredi avec plaisir.

Avez-vous préparez le rôle ?

Hmm, pas vraiment ou alors en très peu de temps... Surtout parce c'est d'abord une femme de caractère (et sans prétention aucune, je le suis). J'avais cependant le trac, la peur de me louper pour mon premier grand rôle au cinéma. Mais le réalisateur, Imunga Ivanga, m'a aidé à construire mon personnage et j'y ai mis ma touche personnelle.

Quelles sont vos influences, vos films préférés ?

D'abord faire du cinéma pour moi c'est un rêve de petite fille qui se réalise. J'aime les films de robe, de princesse (Sissi l'impératrice, …). Mais au-delà c'est moins des films préférés que des comédiens qui me marquent. Par exemple Jamie Foxx dans Ray, ou Morgan Freeman dans l'avant dernier Clint Eastwood…

Million Dollar Baby ?

Oui c'est ça, Million Dollar Baby. Ou encore Sharon Stone dans Basic Instinct. Sans oublier Alfred Hitchcock (tout Hitchcock : L'homme qui en savait trop, …).

Les salles de cinéma ferment les unes après les autres en Afrique. Ce n'est pas désespérant de faire un film qui aura peu de chance d'être projeté dans assez de salles africaines ?

Oui, c'est dommage que les choses se passent ainsi. Cependant les gouvernements doivent faire quelque chose. Souvent on ramène le cinéma aux paillettes, or il est important que la rencontre avec le public se fasse. C'est réconfortant, gratifiant de savoir que le film dans lequel on joue, pour lequel on s'est investi est vu, aimé. C'est aussi dur pour le public de ne plus disposer de lieux suffisants.

Quelles sont vos perspectives, vos envies ?

Mes envies ? Être dans le maximum de projets possibles.
Mes perspectives ? Me donner les moyens d'y arriver.
Mais par-dessus tout, ma grande perspective, tout ce vers quoi je tends le plus, c'est partager, tout simplement.

Thierno I. DIA, à Tunis.

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   liens films

Ombre de Liberty (L') 2005
Imunga Ivanga

Saignantes (Les) 2005
Jean-Pierre Bekolo Obama


   liens artistes

Bongo Kyara


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