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rédacteur
Jean-Marie Mollo Olinga
publié le
02/04/2008
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Affiche du film


Cheick Doukouré


Mariam Kaba (Fatou La malienne, Lumumba, Saraka Bô).


Ismaël Isaac (compositeur de la BOF, avec Loy EHRLICH)

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La graine de champion
Le ballon d'or, de Cheik Doukouré (Guinée)
Le Centre culturel français de Douala a projeté le 19 mars 2008 Le ballon d'or, film du Guinéen Cheik Doukouré.

Les cinéphiles de la capitale économique du Cameroun ont ainsi eu l'occasion de visionner une comédie dramatique présentée sur un ton léger, et qui est à rapprocher d'une histoire vraie, celle du légendaire footballeur malien Salif Kéita. Celui-ci tient d'ailleurs le rôle d'entraîneur dans le film.
Engagé comme joueur semi-professionnel par l'Association sportive de Saint-Étienne en France, Salif Kéita, alias Domingo, qui arrive pour la première fois en Europe, ignore tout des réalités, et surtout des distances du vieux continent. Débarqué à l'aéroport d'Orly, en banlieue parisienne, où personne ne l'attend, il emprunte un taxi et donne simplement la destination : "Saint-Étienne". Comme si c'était la porte à côté… Paris - Saint-Étienne en taxi, il faut le faire ! Heureusement, l'histoire se termine bien. Les dirigeants de Saint Etienne que le prodige malien trouve au centre d'entraînement payent le prix du transport. Un prix fort. Voilà pour l'histoire vraie.

Dans le film de Cheick Doukouré, il s'agit, certes, d'un surdoué du football, Bandian, 12 ans, surnommé "le turbo de Mankono", mais il y est davantage question de rendre hommage au célèbre footballeur camerounais Roger Milla. Au-delà de cet hommage, le réalisateur s'attelle surtout à suggérer que pour percer dans la vie, il faut choisir une étoile et se contenter de la suivre.

Dès l'ouverture du film, le décor est planté. "Je suis sûr que je serai un grand footballeur", annonce le gamin. Pour réaliser son rêve, il s'en donne les moyens. En s'entraînant avec un ballon de chiffons ; en travaillant dur ; en vendant ; en économisant ses petits gains ; et même, parfois, en volant (il vole des poules pour son féticheur). Hormis ce dernier aspect, le film de Doukouré est didactique à souhait. Si Bandian réussit, ne le devra-t-il pas à sa persévérance ? Et comme la fortune sourit souvent aux audacieux, elle prendra la forme d'Isabelle, Mme Aspirine (Agnès Soral), déformation de Médecins sans frontières. Elle lui offrira un ballon en en cuir véritable.

Fidèle à son style, Doukouré construit son film au premier degré. Il devient donc très agréable à suivre, surtout de par ses côtés humoristiques, et suscite souvent le rire. Il met l'accent sur le ridicule de certains personnages et l'aspect caricatural des situations. Ce côté un tantinet léger ne facilite-t-il pas l'évocation de sujets graves tels que l'exil des talents précoces ? Le réalisateur ne suggère-t-il pas d'encourager ces talents qui pourraient sortir les leurs de la misère ? "Tout ça sera fini quand ton fils aura le ballon magique… Avec le ballon d'or, tu pourras acheter des habits neufs à tes enfants… Qu'on le veuille ou non, le monde a changé. Avec l'argent du ballon, on pourra changer le destin de ta postérité", dit un de ses frères au père de Bandian. Cheick Doukouré apparaît alors ici comme le précurseur de l'immigration choisie. Et l'image de Bandian grimpant sur l'un des pylônes du stade, avec son ami Bouba, pour pouvoir regarder le match, est révélatrice à plus d'un titre : "Monte plus haut petit frère, monte plus haut", lui dit celui-ci. N'est-ce pas là sa "montée des marches" au bout de laquelle il a rendez-vous avec son destin ? Malgré ses mérites (sur le plan de la construction du récit), Le ballon d'or laisse cependant l'impression d'une fin tirée par les cheveux.

Jean-Marie Mollo Olinga

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   liens films

Ballon d'or (Le) 1993
Cheik Doukouré


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14/03/2007
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30/05/2007
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Le ballon d'or, de Cheikh Doukouré
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France | PARIS

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