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rédacteur
Bassirou Niang
publié le
25/09/2010
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Bassirou Niang


FIFAK 2010

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Cinéma amateur de Tunisie
Le fidèle miroir du "désenchantement national"
"Le cinéma tunisien dit "professionnel", ne serait pas devenu ce qu'il est, actuellement, s'il n'y avait pas eu, dans une certaine mesure, l'apport déterminant de ce laboratoire de frustrations, d'expériences et de tâtonnements qu'est le cinéma non professionnel", la phrase est de Hédi Khélil, dans son livre Abécédaire du cinéma tunisien publié en 2006 à Tunis (à compte d'auteur).

Le propos du critique tunisien Hédi Khélil renseigne ici assez pertinemment sur la contribution essentielle du cinéma amateur dans la marche conquérante du cinéma professionnel tunisien. À ce sujet, il est sans doute à mettre au compte de la Fédération Tunisienne du Cinéma Amateur (FTCA) cette capacité à traverser les époques et à surmonter les énormes difficultés ainsi que d'amorcer la pente du progrès. Même si certains de ces films - qu'ils soient fictions ou documentaires - furent jugés "tantôt stimulants et urgents", "tantôt débiles et plats", il demeure certain que leur expression a su traduire les réalités socio-politiques des différentes époques. Et rendre compte du rôle avant-gardiste de ses acteurs ayant appris à s'imposer avec courage dans une décennie (1970-80) dominée "par la répression de la contestation estudiantine, le démantèlement des groupuscules marxistes de gauche et les atteintes graves portées à l'autonomie de la centrale syndicale", et de surcroît à mener la croisade contre les injustices et inégalités à travers "L'affaire Gafsa" (1980), les législatives truquées de 1981 et "La révolte du pain" en 1984. Cela, "dans un pays ou l'Histoire politique et sociale était établie à sens unique par des hagiographes à la solde du régime au pouvoir, où Bourguiba monopolisait tout le secteur de l'audiovisuel à des fins d'oligarchie narcissique". D'ailleurs la fructueuse coopération entre la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) créée en 1949 et la Fédération tunisienne de cinéastes amateurs (FTCA) née en 1962 permit de relever de nombreux défis. On eut pense naturellement que l'une était consubstantielle a l'autre.

Prenant à ses débuts comme modèles le néo-réalisme italien, le cinéma d'Amérique Latine et la Nouvelle vague française, ses tendances militèrent en faveur d'un "cinéma du désenchantement national". Aussi celui-ci n'en donna-t-il pas moins naissance à des films comme "La poupée" d'Ahmed Klechine (1967), "Condamné à vivre" d'Abdelwaheb Bouden (1969), "La Grande illusion" de Fethi Kemicha (1972)… qui marquèrent les esprits, tout en prenant le contre-pied des films nationalistes. Ainsi, selon Hédi Khélil, il s'agissait pour ces cinéastes amateurs de montrer "qu'il était possible de faire du cinéma engagé aux prises avec la réalité, d'exhorter une société en construction à réfléchir sur son présent plutôt que de se complaire dans une rumination monocorde d'un passé patriotique séquestré par le régime politique en place".

Cet engagement volontaire va conduire à une période faste (fin des années 60 et début des années 70) avec la réalisation de "films fondateurs" caractérisés par une maîtrise de l'écriture et un discours articulé aux réalités du pays. Le résultat fut la récompense de certains d'entre eux comme "Réflexions" de Khaled Agrebi qui remporta en 1973 la médaille d'argent du FIFAK et le prix de la FTCC.

L'ascendance réconfortante se poursuivra jusque dans les années 80 pour se voir quelque peu freinée par une sorte de "ralentissement " et de " fléchissement " des années 90 à cause des "abstractions intellectuelles mimétiques" sous prétexte d'originalité, quand bien même il eut des raisons de satisfaction - fin années 80 - avec la récompense de films dont "Evénements" (1989) de Faouzi Chebli et compagnie (avec un montage de Rhida Ben Halima), qui fut récompensé par nombreux prix nationaux et internationaux.

Aujourd'hui, le cinéma amateur ne se porte pas mal puisque, malgré les errances et égarements dont les causes sont nombreuses, un niveau souffle est né, incarné par des jeunes cinéastes à l'image d'Anouar Lahouar jugé "mordu et persévérant".

Bassirou NIANG, envoyé spécial à Kélibia

Source : KHELIL (Hedi), Abécédaire du cinéma tunisien, Tunis 2007

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