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rédacteur
Parfait Nzeyimana
publié le
08/06/2019
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Parfait Nzeyimana est rédacteur à Africiné Magazine depuis 2019.


Amel Guellaty, réalisatrice tunisienne


Scène du film


Scène du film


Scène du film


Scène du film



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Black Mamba, la force de la passion


Couverte par une cape noire offerte par son frère, Sarra entre sur le ring avec la ferme intention de franchir un palier dans l'exercice d'un sport qui la passionne tant. Pour elle, la boxe est son seul métier comme elle l'exprime elle-même à travers une réplique : "Je ne sais rien faire d'autre". La réalisatrice, aussi scénariste de ce film de 20 minutes, Amel Guellaty a su capter l'intensité des regards et l'émotion à travers de gros plans quand les adversaires se font face dans le ring.
A travers l'enchainement des scènes, la succession des séquences et le changement des plans (plans d'ensemble et gros plans), on découvre le dilemme que vit la jeune fille : sa soif de vivre pleinement sa passion et la voie tracée par sa mère qui tient à ce qu'elle se marie.




BLACKMAMBA_TRAILER from Atlas Vision Prod on Vimeo.




Son frère qui lui sert également de coach lui rappelle que malheureusement la vie c'est comme la boxe où il faut savoir donner les coups et savoir en encaisser. Sa vie tourbillonne entre ces deux horizons à travers des plans imbriqués et rapidement exécutés.
Ce court-métrage semble remettre sur le tapis la thématique en vogue de l'émancipation féminine, mais à travers le personnage de Sarra, Amel Guellaty peint le destin d'une fille forte capable de s'en sortir grâce à la force de son caractère. Ni trop pleurnicharde, ni trop butée, Sarra est loin d'accepter sagement le sort qui l'attend, en témoigne le fait de sortir en douce pour aller pratiquer son art. Doit-on accepter silencieusement la voie de la tradition et rester dans le sillon des parents ou se laisser transporter par les flammes de sa passion, quitte à se mettre à dos les gens qui comptent ?
Le court-métrage semble répondre sans trop de brutalité aux choix que doivent faire ceux qui décident de sortir du sentier bâti.

Réalisé en 2017 et sorti en 2018, Black Mamba a remporté plusieurs prix dont ceux de la meilleure fiction et de la meilleure interprétation féminine. Avec Black Mamba, Amel Guellaty n'en est pas à son premier coup d'essai qui d'ailleurs se révèle être un coup de maître. Elle avait déjà réalisé avec brio deux autres courts-métrage : Né au printemps et Les éboueurs de la mer.

Parfait Nzeyimana

Cet article a été écrit dans le cadre de l'atelier sur la critique cinématographique organisé par l'Institut Français du Burundi (IFB) et le FESTICAB, sous la direction de la journaliste belgo-congolaise Djia Mambu et du journaliste culturel béninois Espéra Donouvossi, en marge du 11ème Festicab (31 mai - 07 juin 2019).

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   liens films

Black Mamba - بلاك مامبا 2017
Amel Guellaty


   liens artistes

Chiboub Asma


Guellaty Amel


Hannachi Sarra


   vnements

31/05/2019 > 07/06/2019
festival |Burundi |
FESTICAB 2019 - Festival International du Cinéma et de l'Audiovisuel du Burundi
11ème édition.

   liens structures

Atlas Vision
Tunisie | Tunis

Institut français du Burundi
Burundi | Bujumbura

Next Film Distribution
France | PARIS

Organisation internationale de la francophonie (OIF)
France | PARIS

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